L'Imâm 'Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p) :

L’Imâm ‘Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p) :






La vie de la pensée et du Message ;

la grandeur dans les manifestations de l'Imâmat




L'imâm 'Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p) est l'un des Imâms appartenant aux Gens de la Famille (p). Lorsque nous parlons de l'un de nos Imâms (p), il nous est indispensable de vivre avec ses actes, ses paroles, ses recommandations, ses enseignements, ses sermons et ses instructions. La raison en est leur Imâmat qui est présent dans notre vie du fait qu'ils ne vivaient pas seulement à l'époque où ils vivaient, mais qu'ils accompagnaient la marche de la vie toute entière... Il en est ainsi car le Message de l'Islam est celui de Dieu, celui qui est envoyé à tous les hommes, dans tous les temps et dans toutes les espaces.


L'imâm ar-Ridâ (p) a vécu après son père, l'Imâm Mûssâ al-Kâzim (p). Son influence a touché toute la vie islamique et toute la réalité islamique. Les gens se rendaient chez lui pour apprendre. Quant à lui, il portait son attention à toutes les questions qui se posaient à son époque, comme celles du conflit intellectuel et de la diversité religieuse... C'était cela la tâche des Gens de la Famille (p), tâche consistant à épier tous les aspects de la réalité : La réalité culturelle, afin d'assainir les concepts qui donnent à des interprétations divergentes ; la réalité intellectuelle, afin de rajuster beaucoup d'idées qui prêtent à des confusions ; la réalité sociale, afin de réorienter la marche lorsque les gens dévient par rapport au droit chemin.


C'est dans cet esprit que L'imâm ar-Ridâ (p) rencontrait des Chrétiens, des Juifs, des Sabéens et des athées pour dialoguer avec eux, pour leur parler de l'Islam et pour discuter avec eux de leurs religions et de leurs idées. Selon les témoignages de ses contemporains qui étaient au courant de ces discussions, les adeptes de ces religions se trouvaient devant lui à court de réponse. Ils se taisaient comme le fait celui qui ne possède pas de preuve pour défendre son avis.


Pour connaître l'image de l'imâm ar-Ridâ (p) dans sa profondeur en tant que celui d'un homme porteur du Message, il est nécessaire de nous arrêter devant ce qui a été dit, à son compte, par certains de ses contemporains ou par certains savants ultérieurs. Muhammad Ibn 'Issâ al-Yaqtînî a dit : « Lorsque les avis ont divergé au sujet de Abû al-Hassan ar-Ridâ, on a rassemblé dix-huit mille questions qui lui avaient été posées ainsi que les réponses à ces questions ». Parmi les auteurs qui se référaient à lui et qui transmettaient ses paroles, on note Abû Bakr al-Khatîb, dans son « Târîkh » (Histoire), at-Tha'labî, dans son « Tafsîr » (Exégèse), as-Sim'ânî dans son « Traité » (Risâlat) et Ibn al-Mu'tazz, dans son livre, ainsi que beaucoup d'autres (1).


Al-Hâkim, Abû 'Abdullah al-Hâfiz, tient –selon sa propre chaîne de transmission- de al-Fadl Ibn al-'Abbâs, qui tient de Abû as-Salt, 'Abdus-Salâm Ibn Sâlih al-Harawî, qui a dit : « Je n'ai jamais connu quelqu'un d'aussi savant que'Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p). Aucun savant ne peut le voir sans en donner un témoignage comme le mien. Le calife abbasside al-Ma'mûn a rassemblé un grand nombre de savants de toutes les religions, ainsi que des savants appartenant à toutes les mouvances intellectuelles, des jurisconsultes et des théologiens, et il leur a demandé de polémiquer librement avec l'Imâm ar-Ridâ (p). L'Imâm (p) a pu les vaincre tous, et ils ont tous reconnu leur propre faiblesse comparée à la supériorité de l'Imâm dans tous ces domaines. J'ai entendu 'Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ dire : « Je m'asseyais à l'intérieur de la Mosquée du Prophète (P), à Médine, tout près du Sanctuaire Sacré où d'innombrables savants répondaient aux questions que posaient les gens. Chaque fois que l'un de ses savants se voyait incapable de répondre à une question, ils me désignaient tous de leurs doigts et ils m'envoyaient les questions auxquelles je donnais toujours les bonnes réponses » (2).


Ibrâhîm Ibn al-'Abbâs, l'un de ses contemporains, a dit : « Jamais ar-Ridâ n'a été interrogé sur une question religieuse ou profane sans en connaître la réponse. Je n'ai jamais connu quelqu'un qui, comme lui, savait tout ce qui s'est déroulé depuis le début des temps jusqu'à son époque. Al-Ma'mûn le testait en lui posant des questions sur toutes les choses et toujours il lui donnait la réponse satisfaisante. Toutes ses réponses et ses paroles étaient tirées du Coran » (3). En effet le Coran était la source de toute sa culture et de tous les détails des réponses qu'il donnait aux questions qu'on lui posait. Cela veut dire que, lorsque l'homme contemple dans le Coran, cherche à le comprendre, vit dans ses horizons et s'approfondit dans ses mystères, il devient capable de comprendre la vie sous tous ses aspects ; il pourrait savoir toutes ses lignes et tous ses détails, tantôt à travers l'inspiration coranique, tantôt à travers le contenu du Coran. L'Imâm (p) lisait le Coran et réfléchissait pour saisir son sens. Il disait à ce propos : « Je n'ai jamais lu un Verset sans y réfléchir, sans réfléchir à la circonstance de sa révélation et au temps de sa révélation » (4).


Il a discuté avec beaucoup de philosophes et de soufis. Il s'adressait à chacun d'eux en prenant en compte son niveau de connaissance. Eux tous ont trouvé en lui un Imâm encyclopédiste qui n'avait de complexe vis-à-vis de n'importe quelle question, qui ne refusait de discuter d'aucune question. Il donnait plutôt sa science à tous et, comme nous l'avons dit, le Coran était toujours le point de départ de toutes ses réflexions. Abû as-Salt a dit à ce propos : « Muhammad Ibn Ishâq Ibn Mûssâ Ibn Ja'far m'a rapporté de son père que Mûssâ Ibn Ja'far disait à ses fils : 'Votre frère 'Alî Ibn Mûssâ et le savant de la Famille de Muhammad. Instruisez-vous auprès de lui au sujet de votre religion et apprenez ce qu'il vous dit » (5).


L'un des compagnons proches de l'Imâm al-Kâzim (p), 'Alî Ibn Yaqtîn, a dit : « Mûssâ Ibn Ja'far (p) m'a dit sans que ne lui pose une question : Celui-ci – en désignant du doigt son fils ar-Ridâ- est celui, parmi mes fils qui s'y connaît le plus en jurisprudence. Et je lui ai donné mon surnom » (6).


Al-Wâqidî, cité par le savant Ibn al-Jawzî, parle de l'Imâm ar-Ridâ (p) en ces termes : « Il était un homme de confiance pour ce qui est de sa science. Il prononçait des avis juridiques à la Mosquée du Messager de Dieu (p) à l'âge d'un peu plus de vingt ans ». (7). Al-Wâqidî lui-même rapporte, qu'en passant par Nishapour, lors de son voyage de Médine au Khorasan, l'Imâm ar-Ridâ (p) a été reçu par les savants de la ville comme Yahyâ Ibn Yahyâ, Ishâq Ibn Râhwayh, Muhammad Ibn Râfi', Ahmad Ibn Harb et autres, qui étaient tous venus à la recherche des hadîth qu'il connaissait mais aussi pour être bénis par lui » (8).


Pour toutes ces raisons, nous estimons qu'il est nécessaire d'étudier toute l'½uvre de ce grand Imâm Infaillible, car son ½uvre englobe tous les aspects de la philosophie, de la jurisprudence, de l'exégèse, de l'éthique et de l'action. Celui qui étudie l'½uvre de l'Imâm ar-Ridâ (p) peut ainsi acquérir une riche culture islamique multilatérale et multidimensionnelle.


C'est à cela que nous appelons lorsque nous évoquons les Traditions des Gens de la Famille (p). Nous ne devons pas nous contenter de l'aspect tragique de leur vie lorsque nous en parlons. Nous devons parler aussi de leur patrimoine qui est une richesse pour l'humanité. Si nous l'étudions, l'expliquons et l'analysons, il nous sera possible de le présenter à l'humanité de l'époque contemporaine ; il nous sera possible d'inviter l'humanité à comprendre les Imâms (p) comme s'ils y étaient présents, comme s'ils se chargeaient eux-mêmes de traiter ses questions, de résoudre ses problèmes et, par conséquent, de la diriger sur le droit chemin.


L'humanisme du Message dans les caractères moraux de l'Imâm ar-Ridâ (p)


Ce que nous venons de dire nous donne une idée de la science de l'Imâm ar-Ridâ (p) et de son ouverture vis-à-vis de son Seigneur. Mais à propos de son image en rapport avec ses relations avec les gens, ses conduites, sa politesse morale et sa modestie envers ceux qui lui étaient inférieurs, nous laissons parler Ibrâhîm Ibn al-'Abbâs qui dit : « Je n'ai jamais vu Abû al-Hassan ar-Ridâ (p) parler durement avec quiconque parmi les gens... ». Il a vécu avec tous les gens ; avec les petits et les grands, avec les ennemis et les amis ; avec les couches du bas de l'échelle sociale. Il est naturel pour la personne qui vit une telle expérience dans ses rapports avec les gens, de se heurter à eux, de souffrir à cause de leurs agissements négatifs, de se sentir lésée par un comportement par ci ou un comportement par là. En fait, ils étaient très nombreux ceux qui, du régime au pouvoir jusqu'au commun des mortels, portaient atteintes aux Imâms (p). Il est naturel pour une personne agressée ou traitée arbitrairement de s'exprimer en prononçant un mot dur face à celui qui l'a traitée injustement, ou un propos violent face à celui qui l'a agressée. Cela n'est-il pas courant parmi les gens qui sont aux prises avec leurs problèmes et les complications de leur vie ? Mais l'Imâm ar-Ridâ (p) n'avait que des mots polis, car il lisait le Coran d'une manière qui se traduit directement dans son comportement. L'Imâm ar-Ridâ (p) lisait la parole divine qui dit : ((Dis à Mes serviteurs de dire les meilleures paroles)) (Coran XVII, 53).


Il disait la meilleure parole à ses amis et à ses ennemis sans distinction. Il utilisait la bonne parole avec ceux qui lui faisaient du mal et avec ceux qui lui faisaient du bien. Car la parole que tu prononces c'est en quelque sorte ta propre personne. Elle représente ton esprit, ta raison et ton c½ur. Si tu es un homme bon, tes paroles doivent être bonnes. La preuve est que Dieu, le Très-Haut, a dit au sujet du Prophète (P) qui est notre exemple à suivre, qui est aussi l'exemple à suivre par les Imâms appartenant aux Gens de la Famille (p) : ((C'est par quelque miséricorde venue de Dieu que tu te montres si accommodant à leur égard ; eusses-tu fait preuve de rudesse, de dureté de c½ur, qu'ils se seraient dispersés d'autour de toi)) (Coran III, 159). Si nous apprenons à dire des bonnes paroles, des paroles douces, si nous apprenons à calmer nos esprits et utiliser nos raisons lorsque nous parlons, cela peut nous être très utile au niveau des relations sociales dans lesquelles il nous sera possible de transformer nos ennemis en amis. C'est à cela exactement que nous invite le Verset coranique qui dit : ((L'action bonne n'est pas semblable à la mauvaise. Repousse celle-ci par ce qu'il y a de meilleur ; celui qu'une inimité sépare de toi deviendra alors pour toi un ami chaleureux)) (Coran XLI, 34).


Des bons caractères issus du Prophète (P)


L'Imâm ar-Ridâ (p) respectait les gens avec qui il parlait. Il les laissait parler sans les interrompre car cela pourrait les débarrasser et les empêcher de s'exprimer, même si certains se laissaient aller en disant ce qui ne doit pas être dit ou ce que l'on n'a pas besoin d'entendre. « Je ne l'ai jamais vu, continue Ibn al-'Abbâs, interrompre quelqu'un qui parlait ». Car celui-ci pouvait avoir quelque chose d'important à dire à la fin de son discours. Les hommes aiment parler et être écoutés. Les bons caractères veulent donc que tu écoutes plutôt que parler. En écoutant, cela peut augmenter tes connaissances et tes expériences. De plus, en écoutant les autres, tu arrives mieux à les comprendre...


L'Imâm ar-Ridâ (p), continue a nous informer Ibn al-'Abbâs, « n'a jamais repoussé quelqu'un qui lui demandait un service si toujours il pouvait le lui rendre ». Il n'était pas gêné de constater que les gens avaient besoin de lui. Selon d'autres rapports, il se hâtait plutôt de satisfaire les demandes des autres car il craignait, s'il tardait de le faire, que les autres trouvent de quoi résoudre leur problème sans son aide, ce qui le priverait d'une bénédiction divine parmi celles destinées à ceux qui rendent des services aux autres. Cela est le contraire de ce que nous faisons d'habitude lorsque nous nous mettons à remettre à plus tard les services qu'on nous demande poussant ainsi les demandeurs au désespoir et à ne plus nous les demander. Mais l'Imâm ar-Ridâ (p) nous apprend que les besoins qu'ont les autres de nous sont des bénédictions qui nous sont destinées par Dieu, et c'est pour cette raison qu'il n'a jamais repoussé quelqu'un qui lui demandait un service si toujours il pouvait le lui rendre.


Parlant toujours de l'Imâm ar-Ridâ (p), Ibn al-'Abbas ajoute : « Il n'a jamais tendu ses pieds devant la personne qui lui parlait ». L'Imâm (p) respectait la personne qui se trouvait en sa compagnie. Il ne tendait pas ses pieds devant elle, car cela peut lui porter atteinte. Il en est ainsi car, pour les moralités sociales, tendre les pieds face à la personne qui se trouve en notre compagnie peut lui porter atteinte. Puis il ajoute : « Je ne l'ai jamais vu s'accouder en la présence de la personne qui se trouvait en sa compagnie ». Il ne s'accoudait jamais même s'il se sentait fatigué, et ce par modestie à l'égard de la personne qui se trouvait en sa compagnie, car s'accouder dans une telle situation inspire, dans beaucoup de contextes sociaux, la grandeur, l'arrogance, la distinction et même le mépris de l'autre. Et Ibn 'Abbas d'ajouter : « Je ne l'ai jamais vu insulter l'un de ses serviteurs ». il est parfois naturel pour une personne qui est responsable dans une entreprise où travaillent des ouvriers et des fonctionnaires d'entrer en friction avec un employé qui lui porterait atteinte en lui adressant la parole, en manquant à son travail ou en ne respectant pas les horaires de son travail. Et dans ce cas, il peut lui arriver de se mettre en colère, d'insulter et d'injurier. Mais l'Imâm (p) ne le faisait jamais.


Enfin, Ibn 'Abbâs dit : « Je ne l'ai jamais vu cracher ou rire aux éclats. Son rire n'allait pas au-delà du sourire ». S'il voulait cracher, il le faisait discrètement pour ne pas dégoûter son entourage.


Les bons caractères de l'Imâm ar-Ridâ (p) s'exprimaient à travers son sens humain, dans sa compassion à l'égard des pauvres et dans sa tendresse envers ses serviteurs. « Lorsqu'il n'avait pas de visiteurs et se trouvait seul, il rassemblait tous ses serviteurs, grands et petits, pour leur parler et les écouter afin de se sentir bien avec eux et des se sentir biens avec lui. Chaque fois qu'il s'attablait pour manger, il réunissait ses serviteurs, grands et petits, même le palefrenier et le barbier, pour manger tous ensemble ».


Il n'était pas du genre de beaucoup de gens parmi ceux qui, se mettant à table pour manger, mettaient dans un coin retiré une autre table pour leurs employés et leurs serviteurs, et ce par mépris à leur égard ou par surestime de la couche sociale à laquelle ils appartiennent eux-mêmes. L'un des compagnons de l'Imâm ar-Ridâ nous rapporte ceci : « Je me trouvais avec l'Imâm ar-Ridâ lors de son voyage au Khorasan. Il a un jour demandé qu'on lui donnât à manger ; mais avant de commencer, il a réuni autour de sa table tous ses serviteurs noirs et blancs. Je lui ai dit alors : 'Que je sois sacrifié pour toi, pourquoi ne laisses-tu pas ceux-là manger seuls autour d'une table à eux ? Il m'a répondu -que la paix soit sur lui : 'Que dis-tu là ? Tais-toi ! Le Seigneur est un, la mère est une, le père est un, mais la rétribution sera distribuée selon les actions' » (11), voulant ainsi dire que nous sommes tous les enfants d'un seul et même homme et que ((Les plus pieux parmi vous sont les plus nobles)) (Coran XLIX, 14).



Désignant du doigt l'un de ses serviteurs noirs, l'Imâm (p) a dit à l'un de ses compagnons qui lui a fait la même réflexion : « Voix-tu ce serviteur noir ? Je jure, quitte à affranchir un esclave, et je n'ai jamais juré sans avoir affranchi un esclave et sans l'avoir fait suivre par tout ce que je possède, que je ne me considère pas comme valant mieux que cet esclave du fait de ma descendance du Messager de Dieu, sauf si je vaudrais mieux que lui du fait d'une bonne action » (12).


La parenté toute seule ne procure pas de la valeur à l'homme dans le sens où elle lui assure plus de valeur que les autres. Les descendants du Messager de Dieu (P) peuvent avoir de la valeur en tant que tels, mais la parenté et la descendance n'ont pas de valeur en Islam. Les Gens de la Famille (p) n'ont jamais dit que la descendance confère à l'homme une valeur supérieure à celle des autres, car l'homme ne choisit pas sa descendance mais ce qu'il choisit ce sont ses actions et son obéissance à Dieu. Une Tradition dit à ce propos : « Celui qui est un partisan de Muhammad est celui qui obéit à Dieu même s'il est de descendance éloignée. L'ennemi de Muhammad est celui qui désobéit à Dieu, même s'il est de descendance proche ».


La dévotion de l'Imâm


Les historiens nous parlent de la dévotion de l'Imâm ar-Ridâ (p). Ils ont dit à ce propos que « Se trouvant pendant la nuit dans son lit, il récitait longuement le Coran. Lorsqu'il passait par un Verset qui parle du Paradis ou de l'Enfer, il pleurait et demandait à Dieu de lui assurer l'entrée au Paradis et de l'épargner de l'Enfer » (13). Ibrâhîm Ibn 'Abbâs as-Sawlî décrit la dévotion de l'Imâm en disant : « Il dormait peu pendant la nuit. Il veillait beaucoup, du soir jusqu'au matin. Il jeûnait beaucoup et ne manquait jamais de veiller trois jours par mois. Il disait que ce jeûne est le jeûne éternel. Il faisait, discrètement beaucoup de bien et discrètement il donnait l'aumône. Le plus souvent, il le faisait quand il fait nuit noire. Ne croyez pas celui qui prétend avoir vu quelqu'un qui lui ressemblerait ». (14).


As-Sawlî décrit l'Imâm (p) pendant qu'il adressait ses prières ferventes à son Seigneur en disant : « Dès que commence le dernier tiers de la nuit, il quittait son lit en louant Dieu, en Le glorifiant et en Lui demandant pardon. Puis il nettoyait ses dents avec le siwâk avant de faire ses ablutions et de commencer sa prière de la nuit. Il faisait huit génuflexions et récitait les salutations toutes les deux génuflexions. Dans la première de chacune de ces deux génuflexions, il récitait la Fâtiha une fois et 'Dis : Dieu est Un' trente fois. Puis il faisait la prière de Ja'far Ibn Abû Tâlib (p), qui est une prière de quatre génuflexions. Il y récitait les salutations toutes les deux génuflexions et faisait le qunût toutes les deux génuflexions avant l'inclination et après les glorifications, considérant ainsi cette prière comment faisant partie de la prière de la nuit. Puis il passait aux deux génuflexions suivantes et récitait dans la première la Sourate 'al-Fâtiha' et 'la Royauté' et dans la seconde la Fâtiha', une seule fois et 'l'homme a-t-il connu'. Puis il se relevait pour s'acquitter des deux génuflexions paires dans lesquelles il récitait la Fâtiha une fois et 'Dis : Dieu est Un' trois fois, avant de réciter : 'Dis : Je demande asile auprès du Seigneur de l'aube', une seule fois, et : 'Dis : Je demande asile auprès du Seigneur des hommes', une seule fois, avant de faire le qunût au cours duquel il disait : « Seigneur ! Prie sur Muhammad et la Famille de Muhammad ! Seigneur ! Dirige-nous parmi ceux que Tu diriges ; offre-nous le salut parmi ceux à qui Tu offres le salut ; fais que nous soyons parmi ceux qui sont les Tiens ; bénie ce que Tu nous offres ; mets-nous à l'abri du mal de Tes sentences car Tu juges et Tu n'es jamais jugé. Jamais celui que Tu assistes ne sera humilié ; jamais celui que Tu lui es hostile ne trouvera la gloire. Gloire et Grandeur sont à Toi, ô notre Seigneur ! ». Puis il disait : 'Je demande pardon auprès de Dieu' soixante-dix fois. Une fois finie la récitation des salutations, il s'asseyait et disait ce qu'il voulait à Dieu lors du qunût. A l'approche de l'aube, il se levait et faisait les deux génuflexions recommandées de l'aube et récitait la Fâtiha et : 'Dis : ش vous les mécréants' dans la première et, dans la seconde, la Fâtiha et 'Dis : Dieu est Un'. Au levé de l'aube, il prononçait l'appel à la prière, puis il faisait la prière du matin qu'il terminait par un qunût qui durait jusqu'au levé du soleil avant de faire les deux prosternations dites des remerciements » (15).


Voilà donc ce qu'est la ligne des Gens de la Famille (p) qui est la ligne de l'attachement à Dieu par l'amour et par le désir de Le rencontrer. Cet amour se reflète au niveau de la réalité sous la forme de la responsabilité issue de l'aspect universel de la conception islamique de la vie où la dévotion s'ouvre vis-à-vis de l'univers, Vis-à-vis de l'homme et vis-à-vis de la vie. Une dévotion qui ne s'étouffe pas dans les coins étroits mais s'ouvre plutôt à toute la scène sociale, politique et économique à partir de la vision islamique concernant tous ces domaines.


Les Imâms appartenant aux Gens de la Famille (p) ont fait de la dévotion une manière de plaire à Dieu, une forme de jihâd pour la cause de Dieu, une façon d'instruire la Nation invitée à adopter l'Islam comme mode de vie, comme option doctrinale et comme ouverture à toute la réalité vue à travers ses grandes causes. Ceux qui les aiment et ceux qui leur sont hostiles ont reconnu ces qualités des Imâms (p). Le calife abbasside, al-Ma'mûn, reconnaît l'Imâm ar-Ridâ (p) comme son héritier présomptif. « Il l'a fait par désir de rencontrer Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, tout en Lui étant fidèle par le respect de Sa religion et de Ses serviteurs. Il a choisi comme dirigeant de la Nation après lui la meilleure personne qu'il ait pu trouver quant à sa dévotion, sa piété et sa science. La meilleure personne susceptible de servir la cause de Dieu et de faire prévaloir Ses droits. Il a choisi 'Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p) pour ses qualités inégalables, pour sa science reconnue par tous, pour sa piété manifeste, pour son ascétisme pur, pour son renoncement au monde, pour sa distinction par rapport aux hommes. Il a reconnu ainsi ce que les enseignements s'accordent à le reconnaître, ce que les langues admettent unanimement, ce que les avis convergent pour l'agréer, ce qui est universellement connu. Il l'a choisi pour ses mérites quand il était petit, quand il était jeune, et quand il est devenu adulte. C'est pour cela qu'il l'a choisi comme héritier présomptif et comme calife après lui » (16).


Rajâ' Ibn Abû ad-Dahhâk qui a accompagné l'Imâm ar-Ridâ (p) dans son voyage de Médine à Merv le décrit en ses termes : « Je l'ai accompagné de Médine jusqu'à Merv et je n'ai vu un homme plus pieux que lui ; ni un homme qui, plus que lui, évoque Dieu pendant tout son temps ; ni un homme qui, plus que lui, a peur de Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire. En se réveillant, il faisait la prière de l'aube. Après les salutations, il restait assis dans son lieu de prière pour glorifier Dieu et Le louer et pour L'implorer de prier sur Muhammad et la Famille de Muhammad. Il continuait de le faire jusqu'au levé du soleil avant de se prosterner longuement pendant la matinée. Après cela il rejoignait les gens pour leur parler et les instruire Jusqu'à l'approche de midi » (17). L'un de ses compagnons dit : « Je me suis rendu chez 'Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p) et j'ai vu devant lui une gargoulette qu'il voulait utiliser pour verser de l'eau et faire ses ablutions. Je me suis approché pour verser de l'eau sur ses mains, mais il a refusé en me disant : 'Mais non !'. Je lui ai dit : 'Pourquoi m'empêches-tu de verser de l'eau sur tes mains ? Est-ce parce que tu n'aimes pas que j'en sois récompensé par Dieu ?'. Il m'a répondu : 'Te laisserais-je obtenir une récompense et être moi-même châtié ?'. 'Comment cela ? Lui ai-je dit'. Il m'a dit : 'N'as-tu pas entendu Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, lorsqu'Il dit : ((Quiconque espère rencontrer la face de son Seigneur, qu'il pratique le bien et qu'il n'associe aucune autre créature dans l'adoration due au seigneur)) (Coran XVIII, 1110).


Au sujet de sa méthode d'adoration basée sur la foi en l'Unicité de Dieu, on nous rapporte que, lors de son voyage de Médine à Khorasan, pour y rencontrer al-Ma'mûn, les gens se rassemblaient à toutes les haltes où il descendait pour se reposer. Lors de l'une de ces haltes, les traditionnistes qui collectent les hadîth du Messagers de Dieu (P) sont venus vers lui afin d'entendre un Hadith et le mettre par écrit. Il leur a fait entendre le Hadîth connu sous le nom de la Chaîne d'or en disant : « Mon père, Mûssâ Ibn Ja'far, qui le tient de son père, Ja'far Ibn Muhammad, qui le tient de son père Muhammad Ibn 'Alî, qui le tient de son père, 'Alî Ibn al-Hussein, qui le tient de son père al-Hussein Ibn 'Alî, qui le tient de son père 'Alî Ibn Abû Tâlib, qui le tient du Messager de Dieu, qui le tient de Jabrâ'îl qui le tient de Dieu qui a dit : ''La proposition 'Il n'y a pas de Dieu en dehors de Dieu' est Ma place fortifiée ; quiconque entre dans Ma place fortifiée sera épargné de Mon châtiment'' » (19).


La foi en l'unicité de Dieu est le fondement. Tout, dans la doctrine islamique et dans la ligne islamique, est fondé sur la foi en l'unicité de Dieu. La foi en l'unicité de Dieu est le fondement de la doctrine et de l'action. Elle est le fondement de toutes les relations et les activités de l'homme durant toute sa vie. C'est pour cette raison que le Noble Coran condense toute la religion dans la foi en l'unicité de Dieu : ((Ceux qui ont dit : 'Notre Seigneur est Dieu' et qui se sont acheminés vers Lui, reçoivent les visites des anges qui leur disent : 'Ne craignez rien et ne vous affligez pas ; réjouissez-vous du Paradis qui vous a été destiné)) (Coran XL, 30). L'islam a vu le jour pour dire aux hommes que la foi en l'unicité de Dieu est elle qui ouvre les raisons vis-à-vis de la loi et du Jour Dernier. C'est pour cette raison que l'Islam demande aux homme d'avoir la foi en l'unicité de Dieu comme point de départ dans leurs relations, dans leurs attitudes et dans tout ce qui les concerne.


La foi en l'unicité de Dieu est, dans son sens doctrinal, le fait pour l'homme de ne croire en aucune divinité autre que Dieu. Elle est, dans son sens cultuel, le fait pour l'homme de n'adorer aucune divinité autre que Dieu. Elle est, dans son sens lié à l'engagement, le fait pour l'homme de ne s'engager à obéir à quiconque en dehors de Dieu. De se fait, la foi en l'unicité de Dieu est de rompre avec tout engagement, toute obéissance et toute soumission à toute créature. L'Imâm ar-Ridâ (p) a remarqué que certaines personnes comprennent mal cette proposition lorsqu'ils pensent qu'en témoignant qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu, cela leur permettrait de se sentir à l'abri du châtiment divin quelles que puissent être leurs actions. L'Imâm (p) leur a dit : « Mais à condition de respecter ses conditions, et moi-même je suis l'une de ses conditions ». Cela veut dire que la foi en l'unicité divine est la foi en Dieu, en Son Messager et au Jour dernier, ainsi que suivre la lumière descendue par Dieu, lumière qu'est le Coran, et suivre la direction légale sur la ligne de l'Imâmat, ligne représentée à l'époque par l'Imâm ar-Ridâ (p). Nous constatons donc qu'il ne suffit pas pour l'homme de croire en Dieu et en Son Messager. Il doit aussi avoir toute sa vie intellectuelle et pratique sur la ligne de Dieu et de Son Messager (p). C'est pour cette raison que Dieu ne parle jamais de la foi sans la lier à la bonne action. L'homme ne peut être gagnant auprès de Dieu que dans la mesure où il croit et fait des bonnes ½uvres.


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Bibliographie


(1)- Manâqib آl Abû Tâlib, tome 4, p. 341

(2)- Bihâr al-Anwâr, tomme 49, p. 100

(3)- Al-Fusûl al-Muhimma fî Ma'rifat Ahwâl al-Umma, de Ibn as-Sabbag al-Mâlikî, p. 251

- 'Uyûn Akhbâr ar-Ridâ, tome 2, p. 179

(4)- Ibid, p. 180

(5)- Bihâr al-Anwâr, tome 49, p. 100

(6)- As-Sadûq, 'Uyûn Akhbâr ar-Ridâ, tome 1, p. 22

(7)- Sibt Ibn al-Jawzî, Tadhkirat al-Khawâss, p. 351

(8)- Ibid, p. 353

(9)- As-Sadûq, 'Uyûn Akhbâr ar-Ridâ, tome 2, p. 184

(10)- As-Sadûq, 'Uyûn Akhbâr ar-Ridâ, tome 2, p. 156

(11)- Bihâr al-Anwâr, cite par al-Kâfî, tome 49, p. 101

(12)- As-Sadûq, 'Uyûn Akhbâr ar-Ridâ, tome 2, p. 237

(13)- Ibid, t. 2, p.182

(14)- As-Sadûq, 'Uyûn Akhbâr ar-Ridâ, tome 2, p. 181

(15)- Ibid, t. 2, p.181

(16)- Al-Fusûl al-Muhimma fî Ma'rifat Ahwâl al-Umma, de Ibn as-Sabbag al-Mâlikî, p. 258

(17)- As-Sadûq, 'Uyûn Akhbâr ar-Ridâ, tome 2, p. 180

(18)- Al-Kâfî, tome 3, p. 69

(19)- As-Sadûq, 'Uyûn Akhbâr ar-Ridâ, tome 2, p. 134


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# Posté le lundi 13 août 2007 15:59

LETTRE ADRESSÉE PAR L'IMAM A MALIK Ibn HARETH AL-ACHTAR A L'OCCASION DE SON INVESTITURE COMME GOUVERNEUR DE L'ÉGYPTE QUAND DES TROUBLES ÉCLATÈRENT SOUS LE MANDAT DE MOHAMED IBN ABI BAKR, SON PREDÉCESSEUR.


IL S'AGIT DE LA PLUS LONGUE LETTRE ÉCRITE PAR L'IMAM



"Voici les ordres que donne Ali, Serviteur de Dieu, l'Emir des croyants, à Malek Ibn Hareth Al-Achtar chargé du gouvernorat de l'Egypte : Percevoir les entrées de l'Etat, combattre ses ennemis, améliorer le sort de ses habitants et assurer la prospérité du pays.
Il lui prescrit d'obéir à Dieu et de le craindre, de suivre strictement les ordres formulés dans son Livre, dans ses obligations comme dans ses surérogations, car nul ne peut être heureux qu'en s'y conformant, ni être malheureux que s'il les renie et s'en détourne.

Il lui ordonne de servir Dieu de son c½ur, de sa main et de sa bouche, le Seigneur ayant promis la victoire à qui le sert et la puissance à ses partisans.

Il lui recommande aussi de dompter ses passions et de ne pas se laisser entraîner par celles-ci, car elles conduisent vers le mal et n'épargnent que ceux qui jouissent de la protection de Dieu.

Apprends que je t'envoie dans un pays qui a connu avant toi des situations marquées par la justice comme par l'oppression.

Les gens critiqueront tes actions de la même manière que tu critiquais celles de tes prédécesseurs et diront de toi ce que tu disais d'eux.

On reconnaît les justes par les paroles que Dieu mettra à leur sujet dans la bouche de ses adorateurs ; fasse en sorte que les plus précieux trésors soient les bonnes actions !

Maîtrise tes penchants abstiens- toi de ce qui n'est pas licite, car la maîtrise de l'âme s'accomplit en se détournant de ses passions (Prendre soin de son âme c'est ne pas lui accorder tout ce qu'elle désire mais c'est l'obliger à supporter ce qu'elle déteste).

Fais que ton c½ur soit compatissant, tendre et doux envers les administrés, ne sois pas un fauve qui ne songe qu'à en faire sa proie ; ils sont de deux sortes : un frère en Dieu ou bien un congénère, tous deux sujets à des lapsus et en butte à des erreurs commises consciemment ou inconsciemment.

Offre-leur ton pardon et ta mansuétude comme tu souhaites que Dieu en fasse pour toi. Tu te trouves en position de supérieur à leur égard, comme l'est vis-à-vis de toi celui qui te nomme. Mais Dieu est au-dessus de nous tous.

Dieu t'a confié la charge de leurs affaires pour t'éprouver.

Ne te dresse pas contre les ordres de Dieu car, face à lui, tu es impuissant et n'es pas à même de te passer de son pardon et de sa miséricorde.

Ne regrette jamais un acte de pardon et ne te vante pas d'une sanction que tu auras infligée. Evite de prendre hâtivement une initiative de ce genre, si la possibilité d'agir autrement s'offre à toi. Ne te dis jamais : "Je suis investi, j'ordonne et on m'obéit" ; car cela pourrit le c½ur, affaiblit la foi et précipite les troubles.

S'il t'arrive d'être trompé par ce dont tu disposes comme moyens de puissance et de grandeur, observe la grandeur de l'empire de Dieu au-dessus de toi, sa puissance sur toi et son aptitude à réaliser ce dont tu es incapable en toi-même. Ceci diminuera tes ambitions, réduira ta violence et te rendra ce que tu aurais perdu de clairvoyance.

Prends garde de ne pas vouloir t'élever à la hauteur de Dieu et de lui ressembler dans son omnipotence. Allah avilit tout oppresseur et méprise tout orgueilleux.

Observe les droits de Dieu et ceux de ses créatures sur ta personne, sur les tiens et sur ceux de tes administrés qui te sont particulièrement chers. Si tu ne fais point ainsi, tu seras oppresseur !

Et celui qui opprime les créatures de Dieu, ce dernier se substituera à celles-là et deviendra son adversaire. Et quiconque sera l'adversaire de Dieu verra fondre ses arguments. Car Allah le combattra jusqu'à ce qu'il se soumette ou se repentis.

Rien n'appelle au changement des faveurs de Dieu et à la précipitation de sa vengeance plus que le maintien de la tyrannie ; prête particulièrement oreille aux prières des opprimés et observe attentivement les oppresseurs.

Que ton choix tombe toujours sur la solution la plus médiane dans la vérité, la plus générale dans la justice, celle qui réussit le plus à recueillir le consentement des administrés. Car l'irritation du peuple rend inefficace le consentement de l'élite alors que l'irritation de la seconde peut être compensée par le consentement du premier.

A l'égard du chef, personne n'est plus préoccupant que l'élite en période de stabilité, moins assistant en temps de difficultés, plus réticent à agir selon la justice, plus insistant en demande, moins reconnaissant des offres, moins disposé à comprendre en cas de refus, et moins tenace en cas de malheurs.

Par contre, la force de la religion, le facteur d'unification des musulmans et le rempart de la nation face à l'ennemi restent les gens du peuple.

Accorde- leur plus d'attention. Fasse que le plus éloigné de toi parmi les administrés soit celui qui cherche le plus les défauts d'autrui. Les hommes sont imparfaits, certes, mais il incombe à leur chef, en premier lieu, de couvrir leur imperfection. Ne cherche jamais à dévoiler ce qui échappe à ton regard. Ton devoir est d'en corriger ce qui te tombe sous les yeux. Dieu est seul juge de ce qui t'échappe.

Protège d'un voile autant que faire se pourra leurs défauts et Dieu en fera de même pour toi à leur égard.

Libère les hommes de la rancune que nourrissent les uns pour les autres, et défais- toi de tout ce qui est à même de t'attirer leur haine en fermant les yeux sur ce qui ne te parait pas clair. Ne t'empresse pas de donner raison à n'importe quel délateur car il est, de nature, corrompu quoique se montrant homme de bonne foi.

N'écoute pas les conseils d'un avare qui risquera de t'entraîner dans l'avarice en dressant devant toi le spectre de l'appauvrissement. Ni ceux d'un lâche qui te rendra indécis, là où la détermination sera chose nécessaire, encore moins ceux d'un avide qui, par l'injustice, embellira pour toi la cupidité. Car l'avarice comme la lâcheté et la cupidité sont des qualités différentes, ayant comme dénominateur commun l'absence de confiance en Dieu.

Le pire de tes collaborateurs est celui qui fut d'abord partisan et complice des criminels. Qu'il ne fasse pas partie de ton conseil. Considère-le comme collaborateur des malfaiteurs et des oppresseurs. Tu trouveras, à leurs places, d'autres collaborateurs aussi clairvoyants et jouissant d'aussi grande audience qu'eux, mais n'ayant pas commis de crimes aussi ignobles, ni assisté un tyran dans son action d'oppression ou un pécheur dans ses péchés.

Ceux-là seront pour toi, moins encombrants, plus assistants, plus proches de toi et moins attachés à d'autres.

Qu'ils soient donc tes proches collaborateurs aussi bien dans l'intimité qu'en public. Que le plus écouté de toi soit celui qui te fera entendre les plus amères vérités et le moins écouté celui qui t'aide à faire ce que Dieu ne permet pas à ses représentants. Attache-toi aux pieux comme aux honnêtes : habitue- les à ne pas te flatter, ni à te faire des éloges sur ce que tu n'auras pas fait car la flatterie engendre la vanité et mène à l'orgueil.

Que les bienfaisants et les malfaisants ne soient pas traités sur le même pied pour ne pas décourager les premiers et encourager les seconds. Réserve à chacun des deux groupes le traitement qu'il mérite.

Rien n'autorise un dirigeant à s'assurer la bonne foi de ses administrés mieux que le bon comportement à leur égard, l'allégement de leurs charges et le refus d'exiger d'eux ce dont ils ne sont pas capables. Que cela soit un moyen par lequel tu prouves à tes sujets les bonnes intentions que tu nourris à leur égard. Car leur confiance en toi aidera à te faciliter la tâche.

Plus tu uses de bons procédés envers eux, plus tu t'assures leurs bonnes intentions et vice versa.

N'abolis pas une bonne tradition instituée par les anciens de cette nation, et ayant été l'objet d'un consensus pour Te bien des administrés. N'introduis aucune innovation qui puisse porter préjudice aux traditions déjà établies. La rémunération en reviendrait à celui qui les aurait établies alors que la conséquence fâcheuse en retomberait sur toi pour autant que tu les aurais abolies.

Fréquente assidûment les gens de science, discute souvent avec les sages pour pouvoir affermir les bons principes qui assurent la bonne marche du pays et consolider les bonnes pratiques qui ont été celles de tes prédécesseurs.

Sache que tes administrés se retrouvent en catégories intimement liées les unes aux autres de telle sorte qu'aucune d'entre elles ne saurait être saine si les autres ne le sont pas. Parmi celles-ci il y a : les soldats de Dieu, les agents des affaires, les magistrats, les scribes, les contribuables tant musulmans que d'autres religions, les commerçants et les artisans. Il y a également la classe des déshérités et des pauvres. Dieu a fixé le droit comme le devoir de chacun soit dans son Livre, soit dans la Sunna (tradition) du Prophète, que Dieu soit satisfait de lui. Il s'agit d'un dépôt qu'il nous a confié et que nous protégeons.

Les armées sont, par la Grâce de Dieu, le rempart du peuple, la gloire des dirigeants, la force de la religion, le garant de la sécurité ; les affaires de la nation ne peuvent prospérer que par leur présence.

Les armées ne peuvent être sur pied que s'il leur est remis la part de la zakat que Dieu leur a accordée, afin qu'elles soient puissantes dans le combat contre l'ennemi, qu'elles puissent compter dessus pour se perfectionner et l'utiliser pour leur entretien.

Mais ni les armées ni le peuple ne pourraient être d'utilité sans le soutien d'une troisième catégorie, celle des magistrats, des scribes et des agents des affaires publiques et privées, vu les contrats que ces derniers établissent et la confiance que l'on place en eux en ce qui concerne les affaires de l'Etat comme des particuliers.

Mais tous ne peuvent prospérer que grâce aux commerçants et aux artisans, par les services qu'ils rendent dans les marchés et en d'autres lieux pour accomplir des tâches dans des domaines où les autres se sentiraient incapables. Les nécessiteux et les déshérités, quant à eux, ont le droit de recevoir aide et secours.

Dieu n'a omis le droit de personne. Chacun a, dans la mesure de ses besoins, des droits sur l'administrateur ; ce dernier ne trouvera d'excuses, pour ce dont Dieu l'a chargé, qu'en s'occupant d'eux, en s'appuyant sur l'aide de Dieu et en habituant avec patience son âme à l'amour de la justice dans l'accomplissement de ses fonctions, fussent- elles grandes ou petites.

Mets à la tête de tes troupes, celui que tu penses être le plus sincère envers Dieu, son Messager et son Imam, le plus fidèle, le plus intelligent, non pas celui qui se met vite en colère, mais celui qui sait pardonner, être indulgent envers les faibles et dur avec les puissants, celui qui ne se laisse emporter ni par la violence ni par la faiblesse.

Sois en contact permanent avec les hommes de bravoure et de bonnes lignées, ceux de bonnes familles connues pas leurs antécédents honorables, puis les hommes courageux, secourables, généreux et indulgents. Car tous forment un ensemble de noblesse et de reconnaissance.

Intéresse-toi à leurs situations comme le ferait un père à l'égard de ses enfants, ne donne pas d'importance à ce que tu leur accordes pour les relever ni ne mésestime la plus petite des amabilités que tu aurais à leur égard ; par cela tu te les rends loyaux et ils auront bonne opinion de toi. Fais de manière à ce que leurs affaires importantes ne te fassent pas oublier leurs petites affaires, car de ces dernières ils tirent profit et des premières ils ne peuvent pas se passer.

Accorde la plus grande considération aux chefs de troupes qui aident le mieux leurs hommes, qui leur confèrent le plus de ce dont ils disposent pour leur permettre de satisfaire leurs besoins et ceux de leurs familles laissées derrière eux, afin que leurs sentiments soient identiques dans le combat contre l'ennemi. La sympathie que tu auras pour eux domptera pour toi leurs c½urs.

Les choses les plus agréables et les plus précieuses pour un administrateur sont l'épanouissement de la justice dans le pays et les manifestations d'amitié entre les administrés. Leur amitié ne peut apparaître que si leurs c½urs sont purs, et leurs comportements ne peuvent être sincères que s'ils protègent leurs dirigeants, que s'ils acceptent volontiers leurs décisions.

Donne-leur l'occasion de réaliser leurs espoirs, complimente- les constamment, ne passe pas sous silence leurs bonnes ½uvres et leur bravoure, car cela donne plus de force au courageux et enthousiasme le traînard, par la volonté de Dieu.

Puis reconnais pour chacun ce qui lui revient. N'attribue jamais l'½uvre de quelqu'un à celui qui n'en est pas l'auteur et n'en diminue pas les mérites. Que le rang d'une personne ne te fasse pas exalter ou déprécier son action avec exagération.

Pour trancher dans les situations difficiles, réfère-toi à Dieu et à son Messager. Dieu s'adresse à ceux qu'il veut conduire dans la bonne voie : "Ô croyants! Obéissez à Dieu, à son Messager et à ceux d'entre vous qui exercent l'autorité. Si un différend, vous sépare, référez-vous à Dieu et au Messager".

La référence à Dieu c'est de se conformer à son Livre et la référence au Prophète, c'est de faire usage de sa tradition qui unit et ne sépare point.

Choisis comme juges, parmi tes administrés, ceux pour qui tu as le plus d'estime, ceux qui ne s'impatientent pas, que les plaignants ne rendent pas acariâtres, qui ne persistent pas dans l'erreur, qui n'agissent pas par cupidité, qui étudient ce qui leur est soumis dans toute sa profondeur et non pas superficiellement, qui ne tranchent pas rapidement sans réfléchir, s'ils n'ont que des présomptions ; qui se réfèrent le plus aux preuves et éprouvent le moins d'ennuis à écouter les adversaires, qui patientent le plus pour permettre aux affaires de s'éclaircir, qui sont les plus fermes lorsque le droit est apparent, qui ne se laissent réjouir ni par les éloges ni par les tentations. Et ceux-là leur nombre est réduit.

Multiple les contacts avec eux et sois large envers eux, pour leur permettre de faire face à leurs besoins et de ne pas dépendre d'autrui : Place-les auprès de toi et donne-leur un rang auquel nul d'entre tes proches ne peut prétendre afin de les protéger contre tout assassinat.

Médite profondément sur ces recommandations. Car cette religion a été prisonnière des méchants qui s'en servaient selon leurs caprices et pour les biens de ce monde.

Observe bien le comportement de tes fonctionnaires et choisis-les après les avoir mis à l'épreuve, ne les nomme pas par favoritisme ou par égoïsme, ces deux défauts font partie des ferments de l'iniquité et de la trahison.

Discerne parmi eux les gens d'expérience et de décence issus des familles honorables ayant opté tôt pour l'Islam. Ils ont le meilleur comportement, les meilleurs m½urs, ont le moins de convoitises et sont les plus sagaces sur les conséquences des décisions.

Comble-les de faveurs, cela les aidera à élever leurs sentiments, à ne pas être tentés de puiser dans ce qui dépend d'eux, et constitue également une preuve à leur charge s'ils contredisent tes ordres ou trahissent ta confiance.

(5s) Contrôle leurs activités, fais- les inspecter par des gens loyaux et sincères. Tu les inciteras ainsi au respect de la confiance mise en eux et les rendra bienveillants envers les administrés.

Sois circonspect envers tes proches collaborateurs, si l'un d'eux penche vers la trahison tu trouveras des informateurs qui seront tes yeux pour te prévenir, et te suffiront comme témoins. Alors tu pourras lui appliquer des sanctions et le punir en conséquence en le mettant dans une situation avilissante, en le marquant du sceau de la trahison et de la honte.

Occupe- toi de la terre dans l'intérêt de ceux qui la travaillent car l'abondance des produits de la terre et la prospérité des producteurs conditionnent le bien-être d'autrui, pour la simple raison que les hommes sont tributaires de la terre et de ceux qui en assurent la mise en valeur.

Sois plus préoccupé du bon état des terres que des entrées qu'elles peuvent rapporter, car ces dernières ne peuvent te parvenir que si les premières sont bien entretenues. Celui qui demande l'impôt sur les terres, sans s'occuper de leur entretien, ruine le pays et rend la vie difficile au peuple, et son autorité sortira de cette situation affaiblie. Les paysans peuvent se plaindre du poids de l'impôt, d'une calamité, d'une pénurie d'eau, de brume, d'inondation ou de sécheresse ayant dévasté la terre.

Allège alors l'impôt dans des proportions que tu trouveras susceptibles d'améliorer leurs conditions.

Que ce dont tu les dispenses ne soit pas considéré comme inutile. Il n'est rien d'autre que des épargnes dont ils se servent pour développer le pays et embellir ton Etat ; tout en te rendant digne de leur éloge et en te permettant ainsi de voir l'équité couvrir le pays. Leur force te servira d'appui grâce à leur prospérité et la confiance ne te fera pas défaut grâce à cette équité à laquelle tu les as habitués et à l'esprit d'indulgence par lequel ils te reconnaissent. Ce faisant, il peut arriver qu'une situation puisse t'obliger à leur demander un appui.

Alors ils accueilleront cette demande du fond du c½ur ; ainsi va de la prospérité, elle est à même de supporter toutes les charges. La ruine d'un pays provient de l'appauvrissement de ceux qui vivent des produits de la terre et cet appauvrissement est le résultat de l'avidité des dirigeants qui ne s'attendent pas à régner pendant longtemps et ne tirent pas profit des leçons du passé.

Examine bien la situation de tes secrétaires et choisis les meilleurs d'entre eux pour leur confier tes affaires, pour s'occuper de ta correspondance qui pourrait révéler tes stratagèmes et tes secrets.

Nomme parmi eux ceux qui font montre de vertu et de modestie ; ceux-là ne chercheront pas à l'exploiter, en présence d'un public, pour te contredire ; non pas ceux qui par imprudence ou par négligence ne te transmettent pas fidèlement et avec rapidité la correspondance en provenance de tes gouverneurs et n'y répondent pas avec dévouement. Ceux qui n'affaiblissent pas tes directives et ne restent pas incapables de liquider une affaire qui pourrait te porter préjudice ; ceux qui sont conscients du rôle qu'ils jouent, car celui qui ignore l'importance de son rôle en ferait autant pour celui d'autrui.

Ne choisis pas ces fonctionnaires selon ton intuition, ta confiance et la bonne opinion que tu pourrais en avoir.

Ces hommes savent leurrer les chefs et s'attirer leur sympathie par la flatterie et les bons offices, alors que derrière tout cela il n'y a ni bon conseil ni honnêteté.

Apprécie- les selon les services qu'ils ont rendus à tes prédécesseurs, et élis parmi eux celui qui a laissé la meilleure impression sur l'ensemble de la nation et qui est réputé par sa probité. Un tel choix sera une preuve de ta sincérité envers Dieu et envers tes administrés.

Mets à la tête de chaque service tout fonctionnaire qui ne craint pas les affaires difficiles et qui ne s'embrouille pas par leur diversité. T'incombera la responsabilité de toute défaillance de la part de tes fonctionnaires sur laquelle tu aurais fermé les yeux.

Veille sur les négociants et les artisans, recommande qu'on les traite avec bienveillance, qu'ils soient établis, ambulants ou bien travailleurs manuels. Car ils sont sources de biens et de profits qu'ils drainent de loin par terre, par mer, à travers les plaines et les monts, assurant aux gens ce qu'ils sont incapables d'obtenir. Cela te garantira une paix durable et un pacte respecté.

Examine leurs activités dans les coins les plus reculés de ton Etat.

Sache, néanmoins, que parmi eux nombreux sont ceux qui sont durs en affaires, cupides, accapareurs, dominateurs dans les marchés, ce qui est source de préjudices à la nation et une tare pour le gouvernant.

Prohibe tout acte de monopole, car le Messager de Dieu l'a interdit.

Que le négoce se déroule dans une ambiance de mutuelle bienveillance, que les mesures soient justes et que les prix ne lèsent ni l'acheteur ni le vendeur. Si quelqu'un exerce le monopole, punis-le avec 6quité et en l'absence de tout excès.

Par Dieu! Par Dieu! Je t'adjure de veiller sur la classe déshéritée et dépourvue ; celle des pauvres, des nécessiteux, des miséreux et des invalides. Parmi eux il y en a qui se plaignent et d'autres qui se résignent. Veille sur les droits que Dieu leur a accordés et dont il t'a chargé.

Prélève, en leur faveur, une part du trésor public, et une part des revenus des terres confisquées par les musulmans.

Le plus éloigné y a autant de droits que le plus proche, et tu es responsable de la part de chacun.

Ne méprise pas leurs droits ; car le fait de t'occuper des grosses affaires n'est pas une excuse pour négliger les petites. Ne t'en détourne pas par orgueil.

Va au devant de celui qui, par le mépris dont il est victime de la part de ton entourage, n'a pas accès auprès de toi.

Affecte pour eux des hommes pieux et modestes qui te feront parvenir leurs doléances ; puis ménage-les de telle sorte que tu puisses demain, devant Dieu, trouver une excuse. Car cette classe de la nation a, plus que les autres, besoin d'équité. Fais respecter aussi les droits de Dieu sur l'ensemble de la nation, pour faire preuve de sincérité envers lui.

Informe- toi de l'état des orphelins et des gens âgés qui n'ont pas de moyens pour supporter leurs situations. Il s'agit d'une lourde charge pour les dirigeants. La justice est toujours pesante mais Dieu allège le fardeau de ceux qui, sollicitant la récompense dans l'autre monde, se résignent à en porter la charge et à croire aux promesses divines.

Consacre une partie de ton temps à des audiences données sans la présence de tes soldats et de tes collaborateurs, - gardes et police - pour rencontrer ceux qui prétendent être lésés dans leurs droits, afin de leur permettre de s'exprimer sans crainte, ni hésitation, car j'ai entendu le Messager de Dieu déclarer plus d'une fois : "Dieu ne bénit pas une nation où il n'est pas donné sans hésitation, au faible ses droits sur le fort".

Souffre leurs écarts, le manque de clarté dans leurs dépositions, mets-les à l'aise, garde ton calme et ta modestie : ce faisant, Dieu t'enveloppera de sa miséricorde et de sa clémence et récompensera ton obéissance.

Tout ce que tu donnes, accorde- le de bon c½ur, que ton refus soit assorti de délicatesse et d'excuse.

Il est des affaires que tu dois traiter personnellement, entre autres : répondre à tes agents chaque fois que tes fonctionnaires éprouvent l'incapacité de trancher avec célérité, satisfaire les doléances qui te parviennent avec une note déplaisante à tes collaborateurs. Adopte un programme de travail pour chaque jour, car chaque jour apporte son travail.

Consacre les meilleurs moments de ton temps à Dieu, qu'ils en soient la plus grande partie. Cela ne peut pas être source de reproche pourvu que tes actes soient rendus de bonne foi et pour l'intérêt de la nation. Que le respect des obligations de Dieu soit l'une des activités à laquelle tu t'adonnes dans le but de servir fidèlement ta religion.

Offre ta personne à Dieu nuit et jour, acquitte-toi de ce qui t'en rapproche sans diminution, ni omission et en exigeant de ton corps ce qu'il faut.

Si tu diriges la prière ne sois pas lassant car, parmi les fidèles, il y a ceux qui souffrent d'une maladie et ceux qu'appellent d'autres occupations.

Quand j'ai demandé au Prophète, lorsqu'il m'envoya au Yémen, de m'indiquer la façon dont je devais diriger la prière, il me répondit : "Dirige la prière comme le ferait le plus faible des fidèles et sois clément envers les croyants".

De plus, apparais le plus souvent au public, car la non apparition des dirigeants inquiète les administrés, entraîne l'ignorance des affaires de l'Etat et coupe le peuple des réalités ; alors les questions importantes leur apparaissent minimes et les minimes importantes,les mauvaises actions bonnes et les bonnes mauvaises. Ainsi l'équité s'entremêle avec l'injustice.

Le gouverneur est un être humain, il n'est pas censé savoir ce que les gens lui cachent, et la vérité ne porte pas de signe permettant de la distinguer du mensonge : de deux hommes, tu ne peux qu'être l'un : l'un généreux qui se serait toujours empressé de rendre justice. Que signifierait donc ton isolement alors qu'il s'agit d'un droit à rendre, ou d'une bonne action à faire? L'autre de nature avare que les gens ne tarderont pas à délaisser par désespoir bien que la plupart du temps ils ne viennent pas chercher des dons, mais pour présenter des plaintes suite à des injustices dont ils ont été victimes ou demander la révision d'un traitement inique.

Auprès du gouverneur, il y a des proches et des conseillers, et parmi eux certains sont marqués par l'égoïsme, la convoitise et l'absence d'équité ; arrête leurs bras en supprimant toutes les causes de cet état d'esprit.

N'accorde aucune terre à tes proches ou à tes conseillers, ne donne jamais ton accord sur ce qu'ils convoitent si cela risque de léser les intérêts d'autrui dans la répartition de l'eau ou le partage du fruit d'une entreprise commune, et de permettre à ton entourage de faire travailler les autres hommes pour leur compte. Car la responsabilité de tels actes t'incombera aussi bien dans ce monde que dans l'au-delà.

Oblige chacun à remplir la mission qui lui est dévolue, qu'il te soit tout proche ou éloigné, endosse ta responsabilité avec patience et résignation. Ne ménage aucun effort pour servir une juste cause. Les suites de telles actions te seront bénéfiques.

Si les administrés croient déceler en toi une injustice, présente tes excuses, dissipe leur doute par cette attitude. Cela t'aidera à exercer ton âme dans la justice, de même qu'il constitue un acte de bienveillance envers tes administrés. Cette excuse servira de moyen de les redresser pour les mettre sur la bonne voie.

Ne refuse aucune proposition de paix émanant de ton ennemi en conformité avec les recommandations de Dieu. Car la paix est source de repos pour tes troupes, de quiétude pour toi et de sécurité pour le pays.

Cependant, prends garde de ton ennemi après avoir signé avec lui un traité de paix. Car le mobile de ce rapprochement serait probablement de tromper ta vigilance. Sois ferme et arme-toi de ta bonne foi.

Si tu conclus un pacte ou prends un engagement avec ton ennemi, respecte ta parole et remplis tes responsabilités, et pour ce faire, mets en gage ta propre personne.

Car de toutes les obligations divines faisant l'unanimité des gens, malgré la divergence de leurs souhaits et la disparité de leurs opinions, il n'est rien qui soit aussi important que le respect de la parole donnée.

Les polythéistes, sans parler des musulmans, ont respecté ce principe ; car ils sont conscients des conséquences de la trahison. Respecte donc ta parole donnée et ne trahis jamais ton engagement, encore moins ton ennemi. Car n'enfreint les ordres de Dieu que le misérable ignorant.

Dieu a fait du pacte conclu en son nom une sécurité qu'il a étendue à tous les hommes par sa miséricorde, une citadelle dont l'inviolabilité leur donne protection et refuge. Il ne doit y avoir ni tromperie, ni trahison. Dans tes pactes ne laisse pas de place à aucun prétexte après les avoir conclus, et n'essaie pas de les interpréter à ta guise après avoir donné assurance et confiance.

Le fait que certaines clauses te paraissant défavorables ne doit pas t'inciter à rompre, sans raison valable, un pacte signé au nom de Dieu. Ta patience et ta résignation, dans l'attente d'un soulagement et d'un dénouement satisfaisant de la part de Dieu sont, de loin, meilleures qu'une excuse aux conséquences redoutables. Si tu manques de loyauté, Dieu t'en voudra. Alors tu ne seras pas récompensé dans ce monde, ni dans l'au-delà.

Prends garde de ne pas répandre le sang sans raison valable. Car rien n'entraîne aussi facilement la vengeance, n'a de suites aussi graves, n'est plus capable de faire disparaître l'abondance et la richesse que de faire couler le sang injustement.

Pour juger les hommes, demain, Dieu demandera compte, en tout premier lieu, à ceux qui ont versé du sang.

Ne renforce pas ton autorité par l'effusion du sang innocent. Cela, au contraire, la rend plus précaire et finira par la détruire.

Tu n'as aucune excuse ni auprès de Dieu, ni auprès de moi en ce qui concerne un homicide prémédité. Un tel acte exige une sanction équivalente.

S'il t'arrive de faire une erreur, et que ton fouet, ta main ou ton sabre dépassent ton intention sache qu'un coup simple comme un coup grave peut être mortel. Que ton pouvoir ne te rende pas orgueilleux. Répare donc l'erreur en versant aux parents de la victime le dédommagement auquel ils ont droit.

Méfie-toi de l'orgueil, ne te laisse pas emporter par la confiance en soi qui en résulte, ni par l'amour de te voir couvert de louanges. Ce comportement est la meilleure occasion offerte au diable pour effacer toutes les bonnes actions.

Ne rabâche pas, à tout bout de champ, tes bienfaits destinés à tes administrés, n'exagère point la portée de ton ½uvre, ne fais pas suivre tes promesses par le contraire de ce que tu as promis. Le rabâchage annihile les bienfaits, l'exagération fait disparaître la vérité, les promesses non tenues te vaudront le mépris de Dieu et des hommes.

Dieu à dit : "Dire ce que vous ne faites pas est grandement haïssable auprès de Dieu !"

Méfie-toi de la précipitation qui te pousse à régler les affaires avant leur terme, à les négliger alors qu'elles sont prêtes, à trancher alors qu'elles sont encore confuses, à tergiverser alors qu'elles sont claires.

Donne à chaque affaire l'importance et la place qu'elle mérite.

Prends garde de t'attribuer ce que les hommes ont de commun et ce en quoi ils sont égaux. Ne fais pas semblant de ne pas voir ce que tout le monde remarque, sinon le pouvoir te sera retiré pour être confié à un autre. Si tu le fais, les choses ne tarderont pas à se dévoiler et la vérité tranchera en faveur de l'opprimé.

Bannis de ton âme l'oppression et la violence, l'usage précipité de ta puissance et méfie- toi du tranchant de ta langue. Protège- toi contre tous ces défauts en sachant garder ta langue et tes décisions jusqu'à ce que ta colère s'apaise et que tu sois maître de ton choix. Tu ne pourras y parvenir qu'en te souciant de ta présence devant Dieu le jour du Jugement dernier.

Il t'est impératif de te servir, comme guide, de l'exemple des chefs ayant fait régner la justice dans le passé, d'une tradition de vertu léguée par le Prophète, ou des obligations que Dieu a prescrites pour nous dans son Livre sacré. Suis notre exemple et conforme tes actes aux nôtres.

Fais tout ce qui est en ton pouvoir pour respecter le contenu de cette missive. Elle me suffit comme preuve qui ne te permet d'alléguer aucun prétexte au cas où tu te laisserais guider par les caprices de ton âme.

Moi je demande à Dieu, par l'étendue de sa miséricorde, par la grandeur de son pouvoir à accorder tous les désirs, qu'il me permette, ainsi qu'à toi, d'accomplir ce que nous n'avons pas d'excuses à ne pas accomplir envers Lui et les hommes, d'avoir l'estime des hommes, de laisser bonne impression sur le pays, d'avoir les grâces de Dieu, de voir grandir notre considération, et qu'il nous permette à tous les deux, de terminer notre vie dans le bonheur et le sacrifice pour Lui.

Nous sommes à Dieu et à Lui nous reviendrons. Bénis soient le Prophète, ses parents, ses partisans.

Salut.



# Posté le jeudi 09 août 2007 15:50

Modifié le jeudi 09 août 2007 16:02

CONDOLEANCE

CONDOLEANCE
Ayatollah Ali Meshkini, 86, passed away on Monday afternoon

after two weeks suffering from pulmonic diseases


The Islamic Revolution Leader Ayatollah Sayed Ali Khamenei expressed his condolences

on the sad occasion of demise of Ayatollah Ali Meshkini.

In parts of the message, the Islamic Revolution Leader said,

"Demise of such a pious and devoted Alim has caus



ed deep sorrow and grief for me."

The message continued,

"The honourable Alim was a rare character in all his life and was a model for his students and followers."

"Although he had a top position in the Islamic Republic as the head of the Leadership Assembly of Experts,

he always lived a humble life."

"Demise of such an spiritual man and honourable Alim is a great loss."

The Leader concluded,

"I condole with his honourable family, the whole nation, religious authorities and seminaries

and I beg Allah the almighty to have mercy on his soul."

Ayatollah Ali Meshkini was 86 when he left this mortal world for his abode in paradise.

May Allah swt grant him eternal peace and

proximity of 14 Ma'sumeen a.s.



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# Posté le jeudi 02 août 2007 16:09

LE MOIS DE RAJAB

Le mois de Rajab

1- Les mérites du mois de Rajab

2- Les actes de piété du mois de Rajab



3- Annexe :

Généralités et récapitulation: D'autres actes d'adoration à accomplir :





Table de Translittération (prononciation)




1- Les mérites du mois de Rajab


Le mois de Rajab avec les mois de Cha'abân et de Ramadhân constitue les mois les plus honorés en Islam. En effet le Prophète (P) dit : «Le mois de Rajab est le mois béni d'Allah. Aucun mois ne l'égale quant à ses mérites est à son caractère sacré. Sachez que le le mois de Rajab est le mois d'Allah, tout comme le mois de Ch'abân est mon mois et celui de Ramadhân est le mois de ma Umma.. Sachez aussi que celui qui jeûne un jour de Rajab aura obligatoirement l'agrément d'Allah, écartera de lui la Colère d'Allah, et l'une des portes de l'Enfer lui sera fermée.

Selon l'Imam Mûâ Ibn Ja'far (p) : «Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, l'Enfer s'éloignera de lui la distance d'un an et celui qui en jeûne trois jours, l'entrée au Paradis lui sera obligatoire ». Il (p) dit aussi : «Rajab est l'un des fleuves du Paradis. C'est un fleuve plus blanc que le lait et plus doux que le miel. Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, Allah-Il est Puissant et Sublime- l'abreuvera de ce fleuve».

Selon l'Imam Ja'far al-Sâdiq (p), le Prophète (P) dit : «Rajab est le mois d'istighfâr (demande de Pardon à Allah) pour ma Umma. Multipliez-y donc l'istighfâr, car Allah est Pardonneur et Très-Miséricordieux. Et le mois de Rajab est appelé Rajab al-açab (le verseur ou le déverseur), parce que la Miséricorde y est déversée sur ma Umma à flot.Multipliez-y donc la récitation de la formule : «Sstagh-fir-Allâha wa atûbu ilayhi» (J'implore le pardon à Allah et je me repens auprès de Lui».[1]

Sâlim, un compagnon de l'Imam al-Sâdiq témoigne : «Un jour je suis allé chez l'Imam al-Sâdiq (p), alors qu'il ne restait que quelques jours du mois de Rajab. L'Imam (p) m'a regardé et m'a dit : «O Sâlim ! As-tu jeûné quelques jours de ce mois ? » «Non, par Allah, o fils du Messager d'Allah », lui ai-je répondu. «Tu as donc manqué une telle récompense spirituelle que Seul Allah – Le Puissant et le Sublime – en connaît la valeur ! Car c'est un mois qu'Allah a valorisé et dont Il a amplifié le caractère sacré. Il a rendu obligatoire l'obtention de Sa Grâce pour ceux qui y jeûnent» m'a-t-il dit. «Je lui ai demandé alors : «O fils du Messager d'Allah ! Et si je jeûne les jours restants, obtiendrais-je la récompense décernée à ceux qui y jeûnent ? » L'Imam (p) dit : «O Salim ! Sache que celui qui jeûne un jour de la fin de ce mois, sera à l'abri des tourments de l'agonie et des tortures de la tombe. Celui qui jeûne deux jours de la fin de ce mois, il obtiendra un laisser passer sur la Çirât (la Voie qui mène u Paradis). Celui qui jeûne trois jours de la fin de ce mois sera à l'abri des terribles épreuves du Jour de la Grande Terreur et obtiendra un relevé d'innocence de l'Enfer. »[2]

Le jeûne pendant ce mois commande beaucoup d'autres récompenses spirituelles. Celui qui ne peut pour une raison ou une autre jeûner pendant ce mois, qu'il récite chaque jour 100 fois le tasbîh (Glorification d'Allah) suivant pour obtenir la récompense décernée au jeûne :

« Subhân-al-Ilâh-il-Jalîl-i ! Subhâna man lâ yanbaghî-t-tasbîhu illâ lahu ! Subhân-al-a'azz-ilakram ! Subhân man labis-al-'izza wa Huwa lahû ahlun »

(Gloire à Allah, le Majestueux ! Gloire à Celui en dehors Duquel personne n'a le droit à la glorification ! Gloire à Allah le Plus-Puissant, le Plus-Noble ! Gloire à Celui Qui se revêt de la Puissance dont Il est tout à fait Digne !)[3]





2- Les actes de piété du mois de Rajab

Ils sont de deux catégories :



1- Les actes cultuels communs que l'on accomplit pendant tous les jours du et non à des occasions ou anniversaires précis.

2- Les actes (a'mâl) à accomplir pendant des jours précis du mois



1- Les actes cultuels communs à tous les jours de Rajab

a- Réciter tous les jours du mois le du'â' suivant que l'Imam Zayn al-'Âbidine (p) a récité pendant sa rétention au mois de Rajab :



« Ya man yamliku hawâ'ij-as-sâ'ilîn-a, wa ya'lamu dhamîr-aç-çâmitîna, likulli mas'alatin minka sam'un hâdhirun wa jawâbun 'atîdun. Allâhumma mawâ'îduk-aç-çâdiqatu wa ayâdik-al-fâdhilatu wa rahmatuk-al-wâsi'atu, fa-as'aluka an tuçallî 'alâ Muhammadin wa âle Muhammadin wa an taq-dhî hawâ'ijî lid-dunyâ wa-l-âkhiratî innaka 'alâ kulli chay'in qadîr »



(O Toi Qui disposes des besoins des solliciteurs et Qui sais ce qui se passe dans le for intérieur des gens silencieux, Tu as pour chaque demande une ouïe attentive et une réponse toute prête ! O mon Dieu, Tes Promesses sont véridiques, Tes Mains généreuses et Ta Miséricorde est large ! Je Te demande donc de prier sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, et de satisfaire mes besoins de ce monde et de l'aitre monde. Tu as certes un Pouvoir sur toute chose)



يا مَنْ يَمْلِكُ حَوآئِجَ السّآئِلينَ ويَعْلَمُ ضَميرَ الصّامِتينَ لِكُلِّ مَسْئَلَة مِنْكَ سَمْعٌ حاضِرٌ وَجَوابٌ عَتيدٌ اَللّـهُمَّ وَمَواعيدُكَ الصّادِقَةُ واَياديكَ الفاضِلَةُ ورَحْمَتُكَ الواسِعَةُ فَاَسْئَلُكَ اَنْ تُصَلِّىَ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد واَنْ تَقْضِىَ حَوائِجى لِلدُّنْيا وَالاَْخِرَةِ اِنَّكَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ.



b- Réciter le du'â' suivant que l'Imam al-Sâdiq (p) récitait chaque jour de Rajab :

« Khâb-al-wâfidûna 'alâ ghayrika wa khasir-al-muta'arridhûna illâ laka, wa dhâ'a-l-mulimmûna illâ bika, wa ajdab-al-muntaji'ûna illâ man-intaja'a fadhluka. Bâbuka maftûhun li-r-râghibîna wa khayruka mab-thûlun li-t-tâlibîna, wa fadhluka mubâhun li-l-âmilîna, wa rizquka mabsûtun li-man 'açâka, wa hilmuka mu'taridhun li-man nâwâka. 'âdatuk-al-ihsânu ilâ-l-musî'îna, wa sabîluk-al-ibqâ'i 'alâ-l-mu'tadîna. Allâhumma fa-hdinî hudâ-l-muhtadîna, wa-rzuqnî-jtihâd-al-mujtahidîna, wa lâ taj'alnî min-al-ghâfilîn-al-mub'adîn-a, wa-gh-fir lî yawm-ad-dîn-i »

(Seront déçus ceux qui se rendent chez quelqu'un d'autre que Toi, perdants ceux qui sollicitent la bienfaisance de quelqu'un d'autre que Toi, égarés ceux qui se dirigent vers quelqu'un d'autre que Toi, reviendront bredouilles ceux qui recherchent des faveurs, en dehors de Toi. Ta porte est ouverte à ceux qui désirent quelque chose, Ton bienfait est généreusement offert aux solliciteurs, Ta faveur est à la disposition de ceux qui espèrent (l'obtenir), La subsistance (dont Tu es le pourvoyeur) est offerte (même) à ceux qui Te désobéissent, Ta clémence est Ta réaction à ceux qui se montrent hostiles envers Toi. Ton habitude est la bienfaisance envers ceux qui font le mal, et Ta voie est de T'apitoyer sur les transgresseurs. O mon Dieu ! Guide-moi donc de la guidance des ceux qui sont bien-guidés, accorde-moi le savoir des mujtahids (juristes), ne fais pas que je sois au nombre des oublieux et profanes, et pardonne-moi le Jour de la Religion)[4]



الثّاني: أن يدعو بهذا الدّعاء الّذي كان يدعو به الصّادق (عليه السلام) في كلّ يوم من رجَبَ:

خابَ الوافِدُونَ عَلى غَيْرِكَ وَخَسِرَ المُتَعَرِّضُونَ اِلاّ لَكَ وَضاعَ المُْلِّمُونَ اِلاّ بِكَ وَاَجْدَبَ الْمُنْتَجِعُونَ اِلاّ مَنِ انْتَجَعَ فَضْلَكَ بابُكَ مَفْتُوحٌ لِلرّاغِبينَ وَخَيْرُكَ مَبْذُولٌ لِلطّاغينَ وَفَضْلُكَ مُباحٌ لِلسّآئِلينَ وَنَيْلُكَ مُتاحٌ لِلامِلينَ وَرِزْقُكَ مَبْسُوطٌ لِمَنْ عَصاكَ وَحِلْمُكَ مُعْتَرِضٌ لِمَنْ ناواكَ عادَتُكَ الاِْحْسانُ اِلَى الْمُسيئينَ وَسَبيلُكَ الاِبْقآءُ عَلَى الْمُعَتَدينَ اَللّـهُمَّ فَاهْدِنى هُدَى الْمُهْتَدينَ وَارْزُقْنى اجْتِهادَ الْمُجْتَهِدينَ وَلا تَجْعَلْنى مِنَ الْغافِلينَ الْمُبْعَدينَ واغْفِرْ لى يَوْمَ الدّينِ.

L'Imam al-Sâdiq (p) a recommandé la récitation le du'â' suivant pendant tous les jours du mois de Rajab :



« Allâhumma innî as'aluka çabr-al-châkirîna laka, wa 'amal al-khâ'ifîna minka, wa yaqîn-al-'âbidîna laka. Allâhumma anta-l-'Aliyy-ul-'Adhîmu, wa anâ 'abduka-l-bâ'is-ul-faqîru, Anta-l-Ghaniyy-ul-Hamîdu wa anâ-'abdu-l-thalîlu. Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa âlihi wa-mnun bi-ghinâka 'alâ faqrî, wa bi-hilmika 'alâ jahlî, wa bi-Quwwatika 'alâ dhu'fî, Yâ Qawwiyyu Ya 'azîzû. Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa âlihi-l-Awçiyâ'-il-mardhiyyina, wa-kfini mâ ahammani min amr-id-duniyâ wa-l-âkhirati, Yâ Arham-ar-Râhimîn-a »



(O mon Dieu ! Je Te demande de m'armer de la patience des reconnaissants, de me faire accomplir les actes de ceux qui Te craignent, de m'inspirer la certitude de Tes vrais adorateurs ! O mon Dieu ! Tu es le Très-Haut, l'Immense, et je suis Ton serviteur misérable et pauvre ! Tu es l'Auto-suffisant, le Didne-de-Louanges, et je suis le serviteur humilié ! O mon Dieu. Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, et comble par Ton Auto-suffisance ma pauvreté, couvre par Ta Clémence mon ignorance, et par Ta Force ma faiblesse, O Fort, O Puissant ! O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, les Héritiers-prédésignés et agréés, et dissipe mes soucis relatifs aux affaires de ce monde et de l'autre monde ! Tu es certes le plus Miséricordieux des miséricordieux ! »[5]

اَللّـهُمَّ اِنّى اَساَلُكَ صَبْرَ الشّاكِرينَ لَكَ وَعَمَلَ الْخائِفينَ مِنْك وَيَقينَ الْعابِدينَ لَكَ اَللّـهُمَّ اَنْتَ الْعَلِىُّ الْعَظيمُ وَاَنَا عَبْدُكَ الْبآئِسُ الْفَقيرُ اَنْتَ الْغَنِىُّ الْحَميدُ وَاَنَا الْعَبْدُ الذَّليل اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِهِ وَاْمْنُنْ بِغِناكَ عَلى فَقْرى وَبِحِلْمِكَ عَلى جَهْلى وَبِقُوَّتِكَ عَلى ضَعْفى يا قَوِىُّ يا عَزيزُ اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِهِ الاْءَوصياءِ الْمَرْضِيِّينَ وَاكْفِنى ما اَهَمَّنى مِنْ اَمْرِ الدُّنْيا وَالاخِرَةِ يا اَرْحَمَ الرّاحِمينَ.



■ Sayyid Ibn Tâwûs, rapporte le témoignage suivant de Muhammad Ibn Thakwân, surnommé al-Sajjâd (le Prosternateur), à force de ses longues et fréquentes prosternations, pendant lesquelles il pleurait tellement qu'il était devenu aveugle : « J'ai dit à l'Imam al-Sâdiq (p) : « Que je te sois sacrifié ! Nous sommes au mois de Rajab. Apprends-moi-y un du'â' qui me soit utile auprès d'Allah ». L'Imam (p) m'a dicté le du'â suivant et m'a recommandé de le réciter chaque jour du mois de Rajab, matin et soir, après les prières, jours et nuits :



«Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm. Yâ Man arjûhu bi-kulli khayr-in, wa âmanu sakh-tahu 'inda[6] kulli charr-in ! Yâ Man yu'tî-l-kathîra bi-l-qalîl-i ! Yâ Man yu'tî man sa'alahu ! Yâ Man yu'tî man lam yasa'alahu wa man lam ya'rif-hu tahannunan Minhu wa Rahmatan ! I'tinî bi-mas'alatî Iyyâka jamî'a khayr-id-dunyâ wa jamî'a khayr-il-âkhirati, wa-çrif 'annî bi-mas'alatî Iyyâka jamî'a charr-id-dunyâ wa charr-il-âkhirati, fa-innahu ghayru manqûçin mâ a'tayta, wa zidnî min Fadhlika Yâ Karîm-u ! »



(Au Nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux. O (Toi) Celui en Qui je palce mon espoir pour chaque bien et dont la Colère m'épargne chaque fois je ferais un mal ! O (Toi) Celui qui donne beaucoup pour le peu (de bien) qu'on fasse ! O (Toi) Celui Qui donne, par Tendresse et par Miséricorde, à celui qui Le sollicite et Qui donne également et à celui qui ne Le sollicite pas ne ne Le connaît. Donne-moi donc, suite à la prière de demande que je formule à Ton Intention, tout le bien de ce monde et de l'autre monde, et écarte de moi, suite à la prière de demande que je formule à Ton Intention, tout le mal de ce monde et de l'autre monde ! Car il n'est jamais incomplet ce que Tu donne ! Et augmente ma part dans Ta Grâce, O Généreux ! )



يا مَنْ اَرْجُوهُ لِكُلِّ خَيْر وَآمَنَ سَخَطَهُ عِنْدَ كُلِّ شَرٍّ يا مَنْ يُعْطِى الْكَثيرَ بِالْقَليلِ يا مَنْ يُعْطى مَنْ سَئَلَهُ يا مَنْ يُعْطى مَنْ لَمْ يَسْئَلْهُ وَمَنْ لَمْ يَعْرِفْهُ تَحَنُّناً مِنْهُ وَرَحْمَةً اَعْطِنى بِمَسْاَلََتي اِيّاكَ جَميعَ خَيْرِ الدُّنْيا وَجَميعَ خَيْرِ الاْخِرَةِ وَاصْرِفْ عَنّى بِمَسْئَلَتى اِيّاكَ جَميعَ شَرِّ الدُّنْيا وَشَرِّ الاْخِرَةِ فَاِنَّهُ غَيْرُ مَنْقُوص ما اَعْطَيْتَ وَزِدْنى مِنْ فَضْلِكَ يا كَريمُ.



■ ■ Selon le Prophète (P) : «Quiconque dit au mois de Rajab l'invocation suivante 100 fois et offre une aumône après, Allah lui accorde Son Pardon et Sa Miséricorde ; et quiconque la récite 400 fois' Allah inscrit à son crédit la récompense prescrite pour mille martyrs :

«Astagh-fir-ullâh-al-lathî lâ Ilâha illâ Huwa, Wahdahu lâ charîka Lahu wa atûbu Ilayh-i »

(Je demande pardon à Allah - en dehors de Qui il n'y a pas d'autre divinité, et Qui est Unique et sans associé – et je me repens auprès de Lui !) [7]

اَسْتَغْفِر اللهَ الَّذي لا اِلـهَ اِلاّ هُوَ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ وَاَتُوبُ اِلَيْه



■ ■ On rapporte que quiconque récite la sourate al-Ikhlâç (chap 112) 100 fois le vendredi du mois de Rajab, aura pour lui le Jour de la Résurrection une lumière qui l'attire vers le Paradis[8].



■ ■ Selon le Prohète (P) il est hautement recommandé d'accomplir le vendredi du mois de Rajab 4 rak'ah de prière entre la Prière de Midi (çalât al-Dhuhr)et celle de l'après-midi (çalât al-'Açr), et de réciter dans chaque rak'ah 1 fois sourate al-Hamd (al-Fâtihah), 7 fois Äyat al-Kursî, et 5 fois sourate al-Ikhlâç; et de dire par la suite 10 fois :

«Astagh-fir-ullâh-al-lathî lâ Ilâha illâ Huwa, wa as'aluhu-t-tawbah»

(Je demande pardon à Allah - en dehors de Qui il n'y a pas d'autre divinité – et je me repens auprès de Lui !)[9]

اَسْتَغْفِرُ اللهَ الَّذى لا اِلـهَ اِلاّ هُوَ وَاَسْئَلُهُ التَّوْبَةَ


■ ■ Il est très recommandé de jeûner trois jours de ce mois. Ce sont le jeudi, le vendredi et le samedi

■ ■ Il est très recommandé d'accomplir pendant ce mois 60 rak'ah de prière, à raison de 2 rak'ah par nuit, et de réciter dans chaque rak'ah 1 fois sourate al-Hamd, 3 fois sourate al-Kâfirûn (chap. 109), 1 fois sourate al-Ikhlâç, et une fois la prière terminée, de lever les mains vers le ciel pour réciter l'invocation suivante :

« Lâ ilâha illâ-llâh, Wahdahu lâ charîka Lahu, Lahu-l-Mulk wa Lahu-l-Hamd, yuhyî wa yumîtu waHuwa Hayyun lâ yamût-u, bi-Yadihi-l-khayru waHuwa 'alâ kulli chay'in Qadîr-un, wa Ilayhi-l-maçîru wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-'Aliyy-il-'Adhîm-i. Allâhumma çalli 'alâ-al-Nabiyy-il-ummiyyi wa Âlihi »

(Il n'y a de Dieu qu'Allah ! Il est Unique et Il n'a pas d'associé ! A Lui le Royaume et à Lui les louanges ! Il fait vivre et fait mourir, alors qu'Il est Vivant et Immortel. Dans Sa Main est le Bienfait et Il a pouvoir sur toute chose. Tous les destins se dirigent vers Lui. Et il n'y a de Force ni de Pouvoir si ce n'est par Allah, le Très-Haut, l'Immense ! O mon Dieu ! Prie sur Muhammad l'illettré et sur les Membres de sa Famille ! »[10]

لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ يُحْيى وَيُميتُ وَهُوَ حَىٌّ لا يَمُوتُ بِيَدِهِ الْخَيْرُ وَهُوَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ وَاِلَيْهِ الْمَصيرُ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد النَّبِىِّ الاُْمِّىِّ وَآلِهِ



Puis on passe les deux main sur le visage.



■ ■ Selon le Prophète (P) : « Quiconque accomplit une nuit du mois de Rajab 10 rak'ah de prière, dont chacune comporte la récitation de la sourate al-Hamd (1 fois), la sourate al-Kâfirûn (1 fois) et la sourate al-Ikhlâç (3 fois), Allah lui pardonnera tous ses péchés[11].

■ ■ Selon le Prophète (P) cité par l'Imam Ali (p), il est très recommandé de réciter 3 fois chaque jour et chaque nuit des mois de Rajab, de Cha'bân et de Ramadhân :

- sourate al-Hamd,

- Äyat al-Kursî,

- sourate al-Kâfirûn,

- sourate al-Ikhlâç,

- sourate al-Falaq (chap.113),

- sourate al-Nâs (chap. 114), et les trois invocations suivantes :

- « Subhân-Allâh wa-l-hamdu lillâh wa lâ ilâha illâllâh wallâhu akbar, wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-'Aliyy-il-'Adhîm)

(Gloire à Allah, Louanges à Allah et il n'y a de Dieu qu'Allah, et il n'y a ni force si pouvoir qui n'émanent pas d'Allah, le Très-Haut, l'Immense !)

سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ

- « Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa Âle Muhammad-in»

(O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa famille)

اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد
- « Allâhumma-gh-fir li-l-mu'minîna wa-l-Mu'minâti »

(O mon Dieu ! Pardonne aux croyants et aux croyantes)

اَللّـهُمَّ اغْفِرْ لِلْمُؤمِنينَ وَالْمُؤمِناتِ
et de conclure le tout par la récitation de l'istigh-fâr :

- « Astagh-fir-ullâh wa atûbu Ilayhi »

(Je sollicite le Pardon d'Allah et je me repens auprès de Lui ) 400 fois.[12]

اَسْتَغْفِرُ اللهَ وَاَتُوبُ اِلَيْهِ



2-Les actes cultuels à accomplir pendant des jours précis du mois



A- La nuit de la veille du 1e Rajab : C'est une nuit bénie pendant laquelle beaucoup d'actes de piété sont à accopmlir :



a- A la vue du croissant, on emboîte le pas au Prophète (P) qui récitait l'invocation suivante à la vue du croissant du mois de Rajab :

« Allâhumma Bârik lanâ fî Rajab-a wa Cha'bân-a wa ballighnâ chahra Ramadhâna, wa a'innâ 'alâ-ç-çiyâmi wa-l-qiyâmi wa hif-dh-il-lisâni wa ghadh-dhi-l-baçari wa lâ taj'al hadh-dh mihu al-jû'a wa-l-'atachi »

(O mon Dieu ! Bénis-nous pour l'avènement de Rajab et de Cha'abân et fais-nous atteindre le mois de Ramadhân, et aide-nous à y observer le jeûne, la veillée d'adoration, la rétention de notre langue (ne pas dire de mal) et de notre vue (ne pas regarder ce qui est interdit), et donne que notre lot n'y soit pas uniquement la faim et la soif)[13]

اَللّـهُمَّ بارِكْ لَنا فى رَجَب وَشَعْبانَ وبَلِّغْنا شَهْرَ رَمَضانَ واَعِنّا عَلَى الصِّيامِ وَالْقِيامِ وَحِفْظِ اللِّسانِ وَغَضِّ الْبَصَرِ وَلا تَجْعَلْ حَظَّنا مِنْهُ الْجُوعَ وَالْعَطَشَ.



b- Le ghusl : On rapporte que le Prophète (P) dit : «Quiconque accomplit le ghusl les veilles du 1e, du milieu et de la fin du mois de Rajab, se dépouille de ses péchés, comme au jour où sa mère l'a mis au monde. »[14]



c- Accomplir la Visite pieuse (ziyârah) de l'Imam al-Hussain (p)



d- Accomplir 10 prières de deux rak'ah après la Prière du Maghrib (crépuscule) en récitant dans chaque rak'ah sourate al-Hamd et sourate al-Ikhlâç, ce qui lui vaudra la protection de sa famille, ses enfants et ses bien, ainsi que l'exemption des épreuves de la tombe, et le passage rapide sur le çirât (sans interrogatoire le Jour de la Résurrection)[15]



e- Accomplir 2 rak'ah de prière après la Prière de 'Ichâ' (Pière de la Nuit) : dans la 1ère rak'ah on récite sourate al-Hamd 1 fois, sourate al-Charh (chapt. 94) 1 fois et sourate al-Ikhlâç 3 fois, et dans la seconde : sourate al-Hamd, sourate al-Charh, sourate al-Ikhlâç, sourate al-Falaq (chap. 113) et sourate al-Nâs (chap. 114). Une fois la prière terminée, on récite 30 fois « lâ ilâha illâllâh »[16] (Il n'y a de Dieu qu'Allah) et 30 fois « çallâ-llâhu 'alâ-n-Nabiyy »[17] (Allah prie sur le Prophète) [1]



f- Consacrer cette nuit à l'adoration d'Allah : Selon l'Imam al-Sâdiq (p), l'Imam Ali (P) aimait se dégager de toutes ses occupations pour se consacrer à l'adoration pendant 4 nuits par an : la nuit de la veille du 1e Rajab, la nuit de la veille du milieu de Cha'bân, la nuit de la veille de la Fête de Ramadhân, et la nuit de la veille de la Fête du Sacrifice[18].



g- Selon les Imams d'Ahl-ul-Bayt (p), il est très recommandé de réciter l'invocation suivante (pour l'exaucement de nos v½ux et la satisfaction de nos besoins):

« Allâhumma innî as'aluka bi-annaka Malikum wa Innaka 'alâ kulli chay'in Muqtadirun wa Innaka mâ tachâ'u min amrin yakûnu. Allâhumma innî atawajjahu Ilayka bi-Nabiyyika Muhammadin, Nabiyy-il-Rahmati, çallâ-llâhu 'alayhi wa Âlihi. Yâ Muhammadin , yâ Rasûl-Allâh ! Innî atawajjahu bi-ka ilâ Rabbika wa Rabbî li-yunjiha lî bika talabatî ! Allâhumma bi-Nabiyyika Muhammadin wa-l-a'immati min ahli baytihi çallâ-llâhu 'alayhi wa 'alayhim, anjih talibatî »

(O mon Dieu ! Je Te demande, en Ta Qualité de Roi, en Tant que Tu as pouvoir sur toute chose, et Tant pouvant faire ce que Tu veux, et je me dirige vers Toi en m'appuyant sur Ton Prophète Muhammad, le Prophète de la Miséricorde – que les Prières d'Allah soient sur lui et sur les Membres de sa Famille; O Muhammad, O Messager d'Allah, je me dirige, en m'appuyant sur toi, vers ton Seigneur et mon Seigneur, afin qu'Il accède, par ton intercession, à ma demande. O mon Dieu ! Par (l'amour de) Ton Prophète Muhammad -et les Imams issus de sa Famille- sur lui et sur eux soient les Prières d'Allah, donne suite favorable à ma demande !)[19] (Après quoi on formule ses besoins et v½ux)

اَللّـهُمَّ اِنّى اَساَلُكَ بِاَنَّكَ مَلِكٌ واَنَّكَ عَلى كُلِّ شَىْء مُقْتَدِرٌ وَاَنَّكَ ما تَشآءُ مِنْ أَمْر يَكُونُ اَللّـهُمَّ اِنّى اَتَوجَّهُ اِلَيْكَ بِنَبِيِّكَ مُحَمَّد نَبِىِّ الرَّحْمَةِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ يا مُحَمَّدُ يا رَسُولَ اللهِ اِنّى اَتَوجَّهُ بِكَ اِلَى اللهِ رَبِّكَ وَرَبِّى لِيُنْجِحَ لى بِكَ طَلِبَتى اَللّـهُمَّ بِنَبِيِّكَ مُحَمَّد وَالاَْئِمَّةِ مِنْ اَهْلِ بَيْتِهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَعَلَيْهِمْ اَنْجِحْ طَلِبَتى.



B- Le 1e Rajab

a- Le jeûne : il est hautement recommandé de jeûner ce jour. En effet, le Prophète Nûh (Noé-P) s'embarqua sur son arche ce jour et demanda à tous ceux qui s'étaient embarqué avec lui de jeûner. Et il est rapporté que l'Enfer s'éloigne de celui qui y jeûne d'une distance d'une année de marche[20].

b- La Ziyârah de l'Imam al-Hussain (p) : Selon l'Imam al-Sâdiq (p) : « Quiconque accomplit la visite pieuse de l'Imam al-Hussain (p) le 1e Rajab, Allah efface ses péchés.

c- Commencer la Prière de Salman (qu'Allah l'agrée), laquelle consiste en 30 rak'ah (15 prière de 2 rak'ah ) divisée en trois étapes de 10 rak'ah, dont chacune est accomplie à une date déterminée : le 1e Rajab, le milieu de Rajab et la fin de Rajab. Au premier Rajab on accomplit donc 5 prières de deux rak'ah dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd 1 fois, la sourate al-Ikhlâç 3 fois et la sourate al-Kâfirûn (chap. 109) 3 fois. Après chaque prière on lève les main vers le ciel et on récite l'invocation suivante :

« Lâ ilâha illâ-llâh, Wahdahu lâ charîka Lahu, Lahu-l-Mulk wa Lahu-l-Hamd, yuhyî wa yumîtu waHuwa Hayyun lâ yamût-u, bi-Yadihi-l-khayru waHuwa 'alâ kulli chay'in Qadîr-un,»



(Il n'y a de Dieu qu'Allah ! Il est Unique et Il n'a pas d'associé ! A Lui le Royaume et à Lui les louanges ! Il fait vivre et fait mourir, alors qu'Il est Vivant et Immortel. Dans Sa Main est le Bienfait et Il a pouvoir sur toute chose.»[21]

لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ يُحْيى وَيُميتُ وَهُوَ حَىٌّ لا يَمُوتُ بِيَدِهِ الْخَيْرُ وَهُوَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ

Puis on prononce cette autre invocation :

« Allâhumma lâ mâni'a li-mâ a'tayta wa lâ mu'tî li-mâ mana'ta wa lâ yanfa'u thâ-l-jaddi minka-l-jaddu »

(Om mon Dieu ! Rien ne peut retenir ce que Tu donnes, et personne ne peut donner ce que Tu retiens, la richesse d'un riche ne lui sert à rien auprès de Toi !)

اَللّـهُمَّ لا مانِعَ لِما اَعْطَيْتَ وَلا مُعْطِىَ لِما مَنَعْتَ وَلا يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ

Et de passer les deux mains ensuite sur le visage en l'essuyant[22].

Le jour du milieu de Rajab, il accomplit de la même façon les 10 rak'ah suivantes, mais en remplaçant la dernière invocation par celle-ci :

« Ilâhan wâhidan ahadan fardan çamadan, lam yattakhith çâhibatan wa lâ waladan »

(Un Dieu Unique, Un, Seul, Impénétrable, ne Se donnant ni compagne ni enfant !)

اِلهاً واحِداً اَحَداً فَرْداً صَمَداً لَمْ يَتَّخِذْ صاحِبَةً وَلا وَلَداً وَصَلَّى اللهُ عَلى مُحَمَّد



Et enfin le dernier jour de Rajab, on accomplit les 10 dernières 10 Rak'ah toujours de la même façon, en remplaçant la dernière invocation par celle-ci :

« wa Ilâh-it-tâhirîna wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-'Aliyy-il-'Adhîm-i »

(et le Dieu des purs, et il n'y a de force ni de puissance en dehors d'Allah, le Très-Haut, l'Immense ! )

وَآلِهِ الطّاهِرينَ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ



Puis, on passe les deux mains sur le visage en l'essuyant et on demande à Allah la satisfaction de ses besoins et l'exaucement de ses v½ux.

Il est à noter que cette prière est très hautement recommandée et appelle beaucoup de récompenses et de mérites. A ne pas négliger[23].



d- Salmân a une autre prière pour ce jour. Elle consiste en 10 rak'ah dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, 1 fois, et la sourate al-Ikhlâç 3 fois. C'est une prière à hauts mérites : elle commande le pardon des péchés, l'exemption des épreuves de la tombre et de la torture du Jour de la Résurrection, et la prévention de plusieurs maladies[24].



C- La nuit (de la veille) du 13 Rajab : Il est recommandé d'accomplir des prières spécifiques pendant les Nuits Blanches des mois de Rajab, de Cha'bân et de Ramadhân. Les Nuits blanches[25] sont les nuits du 12 au 13, du 14 au 15 et du 15 au 16 du mois lunaire. La prière à accomplir pendant cette nuit du 13 au 14 consiste en 10 rak'ah (5 prière de 2 rak'ah) dont chacune comporte la lecture des sourate al-Hamd, Yâs-sine (chap 36), al-Mulk (chap. 67) et al-Ikhlâç ( dit al-Twhîd, chap. 112). On accomplira 4 rak'ah (2 prières de 2 rak'ah) de la même façon, la nuit du 14 au 15 Rajab et 6 rak'ah (3 prières de 2 rak'ah) la nuit du 15 au 16 Rajab. Selon l'Imam al-Sâdiq (p) celui qui accomplit ces prières pendant lesdites3 nuits, aura la récompense spirituelle propres aux 3 mois bénis que sont Rajab, Cha'bân et Ramadhân et Allah lui pardonnera tous ses péchés, excepté celui d'associatinnisme[26].


D- Le jour du 13 Rajab : C'est le premier des 3 Jours blancs[27], soit le 13, le 14 et le 15 du mois lunaire. Le fait de jeûner ce jours et les deux jours suivant appelle une grande récompense spirituelle. Selon une opinion largement répandue, ce jour est le jour anniversaire de l'Imam Ali (p) dans la Ka'bah, 30 ans avant l'An de l'Eléphant[28].



E- La Nuit (de la veille) de la mi-Rajab :
a-Accomplir le ghusl

b- veillée d'adoration (prière, du'â', lecture de Coran etc)

c-Accomlir la ziyârah de 'Imam al-Hussain (p)

d-Accopmlir les 6 ruk'ah de prière décrites à la section (C) (voir la nuit du 13 Rajab)

e- Accomplir 6 prière de 2 rak'ah, dont chaque rak'ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n'importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, Äyat al-Kursî et l'invocation suivante :

«Subhân-Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar »

(Gloire à Allah, Louanges à Allah, il n'y a de Dieu qu'Allah, et Allah est le Plus-Grand)

سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ
Puis on termine avec la lecture suivante :

« Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-hi chay'an, wa mâ châ'-Allâh, lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-'Aliyy-il-'Adhîm »

(Allah, Allah est mon Seignuer, je Ne Lui associe rien! Allah réalise ce qu'Il veut ! Il n'y a pas de force en dehors d'Allah, le Très-Haut, l'Immense !)[29]

اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ شَيْئاً وَما شآءَ اللهُ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ



F- Le jour de la mi-Rajab :

a-Accomplir le ghusl

b-Accomlir la ziyârah de 'Imam al-Hussain (p) : L'Imam al-Redhâ (p) affirma que le meilleur moment d'effectuer la ziyârah de l'Imam al-Hussain c'est la mi-Rajab et la mi-Cha'bân

c-La 3ème partie de la prière de Salmân (Voir : Section (C), la Nuit du 13 Rajab)

d-La récitation du du'â' d'Om Dâwûd[30].



G-Le jour du 25 Rajab :

C'est le jour anniversaire du décès de l'Imam (p) Mûsâ Ibn Ja'far, al-Kâdhim (p), décédé à Baghdad en l'an 183 à l'âge de 55 ans. C'est donc un jour de deuil et de commémoration de ce deuil pour la famille du Prophète et ses Chiites[31].



H- La Nuit (de la veille) du 27 Rajab : C'est la veille du jour anniversaire de la Mission prophétique (Mab'ath). C'est une nuit bénie et très méritoire. Les actes de piété à accomplir pendant cette nuit sont nombreux :

a- Le ghusl

b-Accomplir 6 prière de 2 rak'ah, dont chaque rak'ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n'importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, Äyat al-Kursî et l'invocation suivante :

«Subhân-Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar »

(Gloire à Allah, Louanges à Allah, il n'y a de Dieu qu'Allah, et Allah est le Plus-Grand)



سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ
Puis on termine avec la lecture suivante :

« Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-hi chay'an, wa mâ châ'-Allâh, lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-'Aliyy-il-'Adhîm »

(Allah, Allah est mon Seignuer, je Ne Lui associe rien! Allah réalise ce qu'Il veut ! Il n'y a pas de force en dehors d'Allah, le Très-Haut, l'Immense !)[32]

اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ شَيْئاً وَما شآءَ اللهُ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيم
c- Accomplir la ziyârah de l'Imam Ali (p), laquelle constitue l'un des meilleurs actes de piété de cette nuit



I- Le jour du 27 Rajab : C'est le jour anniversaire de l'avènement de la Mission du Prophète (P). C'est en ce jour que l'Archange Jibrâ'îl (Gabriel) descendit auprès du Prophète (P) pour lui apporter le Message de l'Islam. Il constitue l'une des plus grandes fêtes des Musulmans



Les actes de piété à accomplir :

a- Le ghusl



b- Le Jeûne : c'est l'un des 4 jours de l'année pendant lesquels il est hautement recommandé de jeûner. La récompense spirituelle du jeûne de ce jour est égale à celle du jeûne de 70 ans.



c- La récitation aussi nombreuse que possible de la prière sur le Prophète Muhammad, soit : « Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa Âle Muhammad-in » (O mon Dieu! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille)



d- Effecteur la ziyârah du Prophète (P) et de l'Imam Ali (p)



e-Accomplir 6 prière de 2 rak'ah, dont chaque rak'ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n'importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, Äyat al-Kursî et 4 fois l'invocation suivante :

«Lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar wa Subhân-Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-'Aliyy-il-'Adhîm »

(Il n'y a de Dieu qu'Allah! Allah est le Plus-Grand ! Gloire à Allah, Louanges à Allah, et il n'y a pas de Force en dehors d'Allah, le Très-Haut, l'Immense !)

لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ وَ سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيم


Puis on termine avec la lecture suivante (4 fois) :

« Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-Rabbî ahadan»

(Allah ! Allah est mon Seigneur à Qui je n'associe personne)[33]

اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ احَداً


Annexe :

Généralités et récapitulation: D'autres actes d'adoration à accomplir :

--- Accomplir la veille du premier vendredi (jeudi soir) du mois de Rajab, entre la prière du Maghrib et du 'Ichâ' de 20 rak'ah de prière, comportant chacune la lecture des sourates al-Hamd et al-Ikhlâç, commande la conjuration des supplices de la tombe[34].

---Le jeûne de 4 jours au mois de Rajab, ainsi que 12 jours du mois de Cha'bân contribue à conjurer les supplices de la tombe.

---Selon l'Imam al-Sâdiq (p) : “Quiconque jeûne le dernier jour du mois de Rajab, Allah le préservera des difficultés de l'agonie, de la terreur après la mort et des supplices de la tombe”[35].

---Le jeûne de 24 jours au mois de Rajab appelle beaucoup de mérites spirituels (thawâb), entre-autre, la venue de l'Ange de la mort sous forme d'un jeune homme, luxueusement vêtu et portant dans sa main une boisson du Paradis qu'il offre au mourant afin d'alléger son agonie.

---Selon notre Prophète (P) : “Quiconque accomplit la nuit du 7 au 8 Rajab quatre rak'ah de prière en récitant dans chacune d'elles une fois la sourate al-Hamd, trois fois la sourate al-Ikhlâç, suivies des sourates al-Falaq et al-Nâs, et récite après cette prière 10 fois “Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa âle Muhammad-in” (O mon Dieu, prie sur Muhammad et sur les membres de sa Famille), 10 fois “al-tasbîhât al-Arba'ah” (les quatre glorifications)[36], Allah le placera sous l'ombre de Son Trône, lui accordera le mérite spirituel décerné à celui qui fait le jeûne du mois de Ramadhân, et les Anges se mettront à demander pardon pour lui jusqu'à ce qu'il termine sa prière. De plus, Allah lui facilitera l'arrachage de son âme et lui allégera la pression de la tombe. En outre, il ne mourra qu'après avoir vu le Paradis et Allah le préservera de la Peur majeure (al-faza' al-akbar)”



---La prière spéciale de la nuit de Raghâ'ib[37] est particulièrement recommandée pour supporter la désolation de la tombe. En effet, on rapporte du Prophète (P) que celui qui accomplit cette prière Allah lui pardonne beaucoup de péchés, lui enverra le thawâb (récompense ou mérite spirituel) de cette prière la première nuit qu'il passera dans la tombe sous forme d'un visage souriant ayant la langue déliée. Il lui dira : “Je t'apporte une bonne nouvelle : tu es sauvé de toute épreuve difficile”. Le mort lui demandera : “mais qui es-tu ? Je n'ai jamais vu un visage plus beau que toi, ni une parole plus douce que la tienne, ni un parfum plus meilleur que le tien”. Le visage répondra :“Je suis le thawâb (la récompense spirituelle) de la Salât que tu as accomplie en telle nuit, dans telle ville, en tel mois, en telle année. Je suis venu donc cette nuit pour te faire jouir du droit que tu as acquis grâce à ta Salât, agrémenter ta solitude et enlever ton sentiment de désolation. Et lorsqu'on soufflera dans la Trompe, je constituerai une au-dessus de ta tête le Jour de la Résurrection. Sois heureux donc, car tu ne seras jamais privé de bien”



Le mode d'accomplissement de cette Salât : On fait le jeûne le premier jeudi du mois de Rajab, et entre la prière du maghrib et du 'Ichâ', on accomplit 12 rak'ah de prière par groupes de deux rak'ah se terminant par le Salâm (ou disons six prières similaires de deux rak'ah). Dans chaque rak'ah on récite une fois la sourate al-Hamd, 3 fois la sourate al-Qadr (chapt. 97) et 12 fois la sourate al-Ikhlâç. A la fin de la 12 e rak'ah (la fin de la Salât) on récite 70 fois “Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin al-Nabiyy-il-umiyy-i wa âlihi” (O mon Dieu, prie sur Muhammad, le Prophète analphabète et sur les membres de sa Famille). Puis on se prosterne et on récite (en prosternation) 70 fois “Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ'ikati wa-r-rûhi” (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l'Esprit). Puis se rassoit et récite 70 fois “Rabbi-gh-fir wa-rham wa tajâwaz 'ammâ ta'lam-u Innaka Anta-l-'Aliyy-ul-A'dham-u” ( O Seigneur ! Pardonne et accorde Ta Miséricorde, et ne tins pas rigueur de ce que Tu sais, car Tu es certes le Très-Haut, l'Immense. On se prosterne de nouveau et on récite encore 70 fois “Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ'ikati wa-r-rûhi” (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l'Esprit). Après quoi on demande à Allah d'exaucer tous les voeux qu'on forme sur le moment[38].

--- L'accomplissement de deux rak'ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, 1 fois et la sourate al-Ikhlâç 3 fois met le croyant à l'abri des épreuves de la tombe et des supplices de la Jour de la Résurrection.

--- Accomplir la veille du premier vendredi (jeudi soir) du mois de Rajab, entre la prière du Maghrib et du 'Ichâ' de 20 rak'ah de prière, comportant chacune la lecture des sourates al-Hamd et al-Ikhlâç, commande la conjuration des supplices de la tombe[39].



---L'accomplissement, la nuit du 14 au 15 Rajab, de 30 rak'ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, suivie de 10 fois la sourate al-Ikhlâç, met à l'abri des supplices de la tombe”[40]. Il en va de même si on accomplit cette prière la nuit du 15 au 16 Rajab ou la nuit du 17 au 18 Rajab. De même, on sera préservé des supplices de la tombe si on :

-Accomplit la veille (la nuit) du 1e Ch'abân, 100 raka''ah de prière comportent chacune la lecture de la sourate al-Hamd et de la sourate al-Ikhlâç, et la récitation de la sourate al-Ikhlâç 50 fois après la fin de la prière.

-Accomplit la nuit du 23 au 24 Cha'bân deux rak'ah de prière comportant chacune la lecture de la sourate al-Hamd, une fois et la sourate al-Naçr (chapt 110) 10 fois.



--- Accomplit la journée du 15 Rajab 50 rak'ah comportant chacune la lecture des sourate al-Hamd, al-Ikhlâç, al-Falaq (chapt. 113) et al-Nâs (chapt. 114)[41].



TRANSLITTÉRATION

I. Les Voyelles
a Fat-hah ) َ ) ex. ba ( بَ )



â Alîf (a long) ) ( آ ex. (bâ) ( با )
i Kasrah ( ِ ) ( ex.(bi) (بِ )
î Yâ' (i long) Exp (bî) بي
u Dhammah ( ُ ) Exp. bu بُ
û Wâw (= ou ) (و ) Exp. bû بو




II. Les Semi-Voyelles
w Wâw (û précédé ou suivi de voyelle) exp. Wâhid واحِد
y Yâ' ( î précédé ou suivi de voyelle) exp. Yâ Allah ياالله




III. Les Consonnes
ch chîn ش
gh ghayn غ
h hâ' ه
h hâ' ح
kh khâ' خ

j jîm ج
q qâf ق
ç çâd ص
dh dhâd ض
dh dhâ' ظ
th thâ' ث think, thank (anglais)
th thâlذ the, this (anglais)
t tâ' ط




' hamzah ء Exp : (sa'ala) سَــأ لَ ; ( samâ' ) سَماء

' 'ayn ع Exp : ( 'Alî ) علي









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[1] «Mafâtih al-Jinân», op.cit. p.185.

[2] Id.Ibid.

[3] [3] «Mafâtih al-Jinân», op.cit. p.186.

[4] «Mafâtih al-Jinân», op.cit. p.186.

[5] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.186.187.

[6] Ou selon une autre version «min » au lieu de « 'inda »

[7] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.191.

[8] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.192.

[9] Id. Ibid.

[10] Id. Ibid.

[11] Id. Ibid.

[12] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.192-193.

[13] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.194.

[14] Idem

[15] Idem.

[16] لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ

[17] وصلّى على النّبي

[18] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.194.

[19] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.195.

[20] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.196.

[21] Id. Ibid.

[22]Id. Ibid

[23] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.196-197.

[24] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.197.

[25] Elles sont appelées ainsi, parce que la lune y brille dès le début jusqu'à la fin (toute la nuit).Ntd.

[26] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.197.

[27] Les Jours blanc : Ils sont appelés ainsi en référence aux trois Nuits blanches dont ils constituent la suite (voir note 25).

[28] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.197.

[29] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.198.

[30] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.198.

[31] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.203.

[32] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.198.

[33] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.207.

[34]“Iqbâl al-A'mâl”, p.629.

[35]“Bihâr al-Anwâr” : 97/33.

[36]

[37]La Nuit de Raghâ'il, c'est la première nuit de jeudi à vendredi du mois de Rajab.

[38]“Mafâtîh al-Jinân”, 1e Partie, p.193.

[39]“Iqbâl al-A'mâl”, p.629.

[40]“Iqbâl al-A'mâl”, p. 656

[41] “Iqbâl al-A'mâl”, p. 656, 664, 665, 683, 658.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 15:39

Les Etats Unies D'Afrique Realité ou Utopie

Les Etats Unies D'Afrique Realité ou Utopie
Nous demandons aux chefs d'etat Africains qui se sont reunis à Accra en Ghana de mediter sur cette Photo .L'auteur de cette photo s'est suicider en 1994 apres la reception du prix du meilleur image .Hanté par cette image macabre prise en Soudan en 1993.
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# Posté le mardi 03 juillet 2007 15:49